30 mai 2007

On avance sur le site Boch

La Louvière

Depuis quelques années, la ville de La Louvière tente de rénover le quartier de Boch-Keramis. Plusieurs plans communaux d’aménagement ont été réalisés mais les projets butent à chaque fois sur le blocage des propriétaires des terrains.
Un arrêté du gouvernement wallon va peut-être permettre d’avancer dans ce dossier délicat. Il prévoit, en effet, que la ville de La Louvière dispose d’un droit de préemption et d’expropriation pour mettre en place ces projets, par ailleurs, subsidiés par la région wallonne.

800.000 euros de subsides, c’est ce que la ville de La Louvière peut recevoir de la région wallonne si elle met en œuvre le projet de rénovation du quartier Boch-Keramis à l’entrée sud-ouest de la ville.

De plan communaux d’aménagement en site à réaménager, le dossier s’est parfois enlisé avec notamment un arrêt du conseil d’état qui annule la décision de la région wallonne à propos d’un périmètre définitif.
Mais le site fait partie d’un ensemble de rénovation urbaine qui s’étend sur tout le centre-ville et acquiert de ce fait la possibilité de faire procéder à des expropriations ou au moins à bénéficier d’un droit de préemption, c'est-à-dire que la ville sera prioritaire pour l’acquisition du terrain.

Le conseil communal du lundi 22 mai s’est d’ailleurs prononcé dans ce sens en permettant d’introduire la demande à la région wallonne.

Pour agir globalement sur le quartier, la ville a défini des activités de commerce et du logement mais elle intègrera aussi les activités de la faïencerie dont les fours bouteille ont été classés.

Cette partie fait l’objet d’un projet de développement géré par l’IDEA et la région wallonne, tout comme la partie appartenant à l’actuel exploitant du cinéma le Stuart.

C’est, par contre, la ville de La Louvière elle-même qui développe le projet d’aménagement du périmètre des anciens établissements Novoboch.

Ce terrain-là appartient à l’entreprise GDI international, actuellement en liquidation judiciaire. Maître Blondiaux, chargée de liquider les avoirs de la société devrait se prononcer sur un montant à réaliser dans un avenir proche, ce qui permettrait donc à la ville de La Louvière d’avoir la maîtrise foncière du site à rénover.

Guy Dewier