27 février 2008
Electrabel sous tension!
A Strepy, Les travailleurs d’Electrabel sont à l’arrêt depuis ce lundi. Ils ont embrayé sur le mouvement de grogne déclenché par leurs collègues de la centrale de Tihange pour dénoncer les conditions de travail des agents sous nouveau statut.
Depuis 2002, le personnel engagé est payé 30% de moins que ceux qui ont été engagé sous l’ancien statut et sont soumis au mérite-rating, un système de commissions qui ne comble pas la différence de salaire.
C’est sans doute l’effet induit de la libéralisation de l’énergie mais les salaires du groupe Netmanagement, filiale d’Electrabel ont été revus à la baisse. Sous couvert d’introduire un nouveau système de rémunération au mérite, Electrabel a créé deux régimes de salariés et la situation sociale s’est petit à petit déteriorée.
Le mouvement a démarré à Tihange où les ingénieurs ont dû prendre les commandes de la centrale nucléaire avant de s’étendre aux autres sites de gestion. Tout le Hainaut était paralysé ce 27 février par les travailleurs d’Electrabel. Un mouvement en front commun et tout à fait spontané. Il n’y a pas eu de mot d’ordre synical, c’est dire si la tension était importante parmi les membres du personnel.
A Strépy aussi, les 150 travailleurs ont cessé le travail dès ce lundi et pourraient être rejoints par la centaine de membres de la partie commerciale de l’entreprise.
Un conseil d’entreprise extraordinaire est prévu ce mercredi après-midi et les travailleurs espèrent un geste de la direction sans quoi ils risquent de durcir leur action dans les prochaines semaines.
G.Dw.
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02 mai 2007
Les Communes se regroupent face aux fournisseurs d'énergie
Une centrale d’achat pour réduire le coût de l’éclairage public
Charleroi![]()
On se souvient qu’au début de cette année, les communes wallonnes avaient tiré la sonnette d’alarme face aux conséquences de la libéralisation de l’Energie sur le coût de l’éclairage public. Les premières estimations faisaient état d’une augmentation de 60 à 85 % selon les besoins de l’entité.
On avait alors évoqué plusieurs solutions face à cette nouvelle donne pour atténuer les effets de cette libéralisation sur les finances communales et parmi elles, la création d’une centrale d’achat.
Ce jeudi, l’intercommunale IGRETEC a présenté le fruit de son étude, à savoir, une centrale d’achat mise en œuvre via l’IPFH. Elle compte déjà 226 clients et vient de passer ses deux premiers marchés avec des fournisseurs de gaz et d’électricité.
L’intercommunale Igretec, bureau d’études techniques des communes hennuyères affiliées gère aussi d’autres intercommunales et notamment dans le domaine de la distribution d’énergie. C’est une autre intercommunale, financière celle-là, qui a concrétisé la centrale d’achat d’énergie pour le compte des clients publics qui ont souscrit à la démarche. 226 communes, CPAS, et associations de type public hennuyers principalement mais également de Namur et du Luxembourg, ont donc souhaité faire partie des acheteurs regroupés.
L’IPFH gèrera donc les marchés d’énergie et d’entretien de l’éclairage public à destination de ces opérateurs. Cela représente 7000 points de distribution et l’économie sera de 17,8% pour l’électricité et de 12,5 % pour le gaz.
Une économie qui ne comble pas le surcoût engendré par la perte des avantages tarifaires pour les communes mais qui atténue déjà beaucoup ses effets.
Des appareils de veille et des Dimmers
C’est au terme d’une importante étude entamée voici quelques années que l’IGRETEC a décidé de mettre au point ce service aux communes, CPAS et autres associations hennuyères. Deux marchés viennent d’être passés avec Luminus et Electrabel pour la fourniture de gaz et d’électricité. Des marchés dont l’étude a déterminé qu’ils porteraient sur 32 mois afin de réintroduire ensuite un appel d’offre et de renégocier les prix.Mais l’expertise d’IGRETEC ne se limite pas à gérer l’achat d’énergie. L’intercommunale veut aussi être proactive pour une utilisation plus rationnelle.
Pour cela, Igretec a lancé des pôles pilotes afin de tester des appareils permettant de mesurer la consommation et de la gérer à distance. Des mesureurs chargés de veiller sur la norme de consommation seront installés sur les points qui le nécessitent. Ils permettront d’intervenir en cas de dépassement pour mieux réguler cette consommation. L’objectif de réduction de la consommation est fixé à 20% en deux années. Un système de dimmer existe notamment pour l'éclairage public. Patrick Castiau, expert texchnique d'IGRETEC a expliqué qu'il est plus intéressant de diminuer la tension (et donc l'éclairage) que d'allumer et d'éteindre plusieurs fois. Une technique pareille à celle utilisée dans les maisons fera donc son apparition.
Bref, l’intercommunale et son expertise en matière énergétique devraient rendre une série de services aux communes comme également des conseils en investissements pour une utilisation rationnelle.
La plupart des communes de la région du Centre ont souscrit à cette centrale d’achat. Ce n’est pas le cas pour Ecaussinnes et Braine-le-Comte.
Guy Dewier
15:35 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : IGRETEC, IPFH, Luminus, electrabel, centrale, achat


