15 février 2008

Destrebecq vainqueur

La Louvière 

Le tribunal de première instance de Mons a rendu son verdict ce vendredi dans l’affaire qui opposait le conseiller MR Olivier Destrebecq aux membres du collège communal de La Louvière.Le tribunal estime non fondée la plainte pour diffamation et a donc rejeté la demande introduite par le collège socialiste de la précédente mandature. Pour rappel, celui-ci avait estimé diffamatoires des propos tenus par Olivier Destrebecq à propos de la gestion de la société de logements sociaux du Foyer louviérois.

Ce sont les circonstances essentiellement politiques qui ont conduit les trois juges du tribunal de première instance de Mons à se prononcer en faveur d’Olivier Destrebecq dans l’affaire qui l’opposait au collège communal louviérois. Voilà donc l’intéressé absout de toute faute diffamatoire vis-à-vis de la majorité socialiste de l’époque. On se souvient que Willy Taminiaux, alors, bourgmestre de la ville, avait été particulièrement choqué par les soupçons d’évasion fiscale utilisés par le conseiller MR pour évoquer la responsabilité des autorités politiques louviéroises dans les manquements apparus au Foyer Louviérois. 

Choqué, le Bourgmestre, en avait fait une affaire personnelle, même s’il rappelle aujourd’hui que c’est de façon unanime que chaque échevin avait alors déposé plainte individuellement. Willy Taminiaux ne souhaite pas faire d’autre commentaire avant d’avoir consulté son avocat mais on le sent évidemment très amer face à cette décision défavorable.

Quant à Olivier Destrebecq, si la décision le satisfait pleinement, il ne souhaite pas non plus épiloguer sur le sujet. Il s’est limité à un communiqué de presse reprenant l’essentiel du jugement mais avec une petite phrase de conclusion qui en dit long sur les conséquences de cette victoire.

"Le MR reste attentif à l’exercice de la démocratie et au respect de la justice."

Il faut entendre que l’intéressé frappe désormais à la porte d’un collège dont il a été écarté à cause de l’affaire judiciaire. Et il frappe autant à la porte du parti socialiste que de sa propre famille.  Il faut dire que,  parmi les échevins en poste, aucun ne semble disposé à lui céder la place si facilement, pour autant que le PS ne joue pas les arbitres, lui qui avait rejeté la candidature d’Olivier Destrebecq pour, au moins trois ans.

Ci après, le communiqué du MR suite à cette décision du tribunal de Mons Communiqué de presse-MR-Destre-Collège.doc

Guy Dewier

09 juillet 2007

La présidence de la CUC pour Manage

Centre 

La Communauté Urbaine du Centre a un nouveau président. Pascal Hoyaux, le bourgmestre de Manage, a, en effet, été désigné par le tout nouveau conseil d’administration de la CUC pour succéder à Willy Taminiaux à la présidence de cette fédération de communes. Le renouvellement des instances était à l’ordre du jour du premier conseil d’administration désigné par l’assemblée générale constituée des bourgmestres, de leurs suppléants et des conseillers mandatés par les conseils communaux.

La présidence de la communauté Urbaine du Centre revient donc au manageois Pascal Hoyaux, le secrétariat au binchois Willy Burgeon, la trésorerie à Etienne Quenon, le bourgmestre d’Estinnes, Jean-Jacques Flahaux et Jean-Pol Procureur seront les vice-présidents.
Ce qui signifie qu’il n’y aura aucun louviérois dans le bureau exécutif désigné ce mardi soir par le tout nouveau conseil d’administration. Ce n'est sans doute pas un hasard car si Willy Taminiaux rappelle que la ville de La Louvière supporte plus de charges que les autres communes de par sa position centrale, Jacques Gobert n'a jamais caché qu'il souhaite impliquer plus les autres communes dans cet outil.

Fédérer les 13 communes de la région du Centre, c’était en effet, l’objectif poursuivi par Willy Taminiaux lorsqu’il a créé la communauté Urbaine en 1998.
Une ASBL qui a aussi intégré la conférence des présidents de CPAS dans son giron et un conseil économique et social composé des syndicats et des acteurs économiques.

Ces outils devront être réactivés par la nouvelle assemblée générale amenée, d’ailleurs à se compléter dans les prochains mois.
La semaine dernière, le point du renouvellement des instances était à l’ordre du jour mais il aura quand même fallu l’insistance du manageois Philippe Fontaine pour qu’il ne soit pas reporté. En cause la présidence pour laquelle, le consensus entre bourgmestres socialistes a eu du mal à accoucher, affaire de stratégies territoriales.

C’est donc finalement Pascal Hoyaux qui conduira les premiers travaux de la toute nouvelle CUC. Un nouveau président, c’est aussi une nouvelle page qui se tourne pour Willy Taminiaux visiblement ému lorsque le personnel lui a remis un objet d’art en forme de C U et C en guise de remerciement.

Guy Dewier

08 mars 2007

Hommage à Taminiaux à l'UCVW

L’Union des Villes et Communes s’est dotée d’un nouveau président. Paul Furlan, le bourgmestre de Thuin a été désigné hier pour succéder à Willy Taminiaux à la présidence de ce syndicat de communes.

L’ex-bourgmestre de La Louvière a donc tourné une nouvelle page de sa carrière politique à l’issue de l’assemblée générale qui s’est tenue à Namur.

C’est André Bouchat, le bourgmestre de Marche-en-Famenne qui a rendu hommage à Willy Taminiaux, le président sortant de l’Union des Villes et communes.

Il a salué l’humanisme de ce dernier, son sens du travail et du consensus politique et c’est un Willy Taminiaux ému qui a remercié l’assemblée des bourgmestres réunis dans l’hémicycle de l’ancien parlement wallon.

C’est en effet, sur la place d’Armes, dans le centre de congrès Beffroi que se tenait les premières assemblées parlementaires wallonnes, c’est là aussi que Willy Taminiaux allait prendre pour la première fois des fonctions ministérielles avant de se diriger vers la vie municipale et de présider l’Union des Villes et communes wallonnes.

Le président sortant a, pour sa part, remercié les membres de l’assemblée des bourgmestres mais il a aussi rendu hommage aux compétences des membres du personnel dont les avis dans des matières pointues et techniques sont d’une aide précieuse pour les gestionnaires des villes et communes.

Willy Taminiaux a donc pris congé d’une institution qu’il a présidée et dirigée pendant six années aux côtés de Louise-Marie Bataille, la secrétaire générale de L’union des villes et communes. Celle-ci a également tiré son chapeau au président sortant en souligant face à la presse qu'il fut un homme politique remarquable avec un sens poussé du consensus.

Mais l’assemblée n’avait pas que des hommages à son ordre du jour. La désignation d’un nouveau conseil d’administration et la désignation d’un nouveau conseil d’administration et d’un nouveau bureau exécutif était aussi dans le programme. La tenue d’un premier conseil a d’ailleurs permis la désignation du nouveau président.

Paul Furlan est député wallon depuis 1999 et actuel bourgmestre de la ville de Thuin. Il a promis de porter les revendications des communes avec force et vigueur et en toute indépendance.

 G.Dw.