19 janvier 2008

Mieux et moins consommer

Soignies

 

Les économies d’énergie, le réchauffement climatique, tout le monde en parle mais que fait-on et que faut-il faire concrètement ? Pour répondre aux questions souvent posées, le CPAS de Soignies organise, depuis plusieurs mois, des séances d’information dans les communes de l’entité. Un projet qui a vu le jour en 2004 et qui dépasse le simple souci de préserver l’environnement.

Si chacun des 6 milliards d’êtres humains consommait comme un européen, il faudrait l’équivalent de trois planètes terre pour produire la consommation totale.  C’est la démonstration faite par le réseau eco-consommation cette semaine à Neufville en abordant le réchauffement climatique et l’empreinte écologique.

De quoi motiver les participants invités par le CPAS de Soignies à agir sur leurs habitudes mais il y a une autre motivation, c’est le coût sans cesse croissant de l’énergie et les conséquences pour notre portefeuille. Découvrir les petits gestes utiles pour faire diminuer notre consommation d’énergie et donc notre facture, c’est le but de ces séances d’information et de sensibilisation aux économies d’énergie et à l’éco-consommation. Les participants reçoivent une série d’outils pédagogiques qui vont leur permettre de mieux appréhender leur facture d’électricité par exemple. Tout le monde peut apprendre à utiliser des ampoules économiques ou à calfeutrer ses bas de porte. Il en va de notre budget énergétique mais aussi de la préservation de notre environnement.

Mais au-delà, les participants sont amenés à se pencher sur le devenir climatique de la planète et sur le concept général de consommation.e6a18bb0497b2cf66041eab6b13e4caa.jpg  Si les participants repartent avec un outil énergétique comme une ampoule économique ou un thermomètre, ils repartent également avec la certitude que ce qui est bon pour leur portefeuille l’est également pour l’avenir de la planète, de notre environnement et des ressources énergétiques. Des séances qui ne s’adressent pas seulement aux bénéficiaires de l’aide sociale mais à tous les Sonégiens. Chacun est le bienvenu. Prochaine action, le 14 Février au Parc Pater à Soignies.

G.Dw.

Un militantisme professionnel

Chantal Duret est assistante sociale au CPAS de Soignies depuis 23 ans. C’est en gérant le phénomène des coupures d’énergies et l’instauration de la loi sur les deux ampères minimum en 1985 qu’elle a commencé à s’interroger sur les modes de consommation.4d0eb79e09666859d0f62cedfa78142e.jpg Aujourd’hui, elle doit faire face aux questions et démarches des bénéficiaires du CPAS relativement au fonds mazout. Mais parallèlement à ses missions de travailleuse sociale, elle gère ce projet du CPAS sur les économies d’énergie. Le subside obtenu de la Région wallonne pour mettre en place ce projet lui occupe un quart temps professionnel mais elle ne compte pas nécessairement ses heures de travail. Avec sa collaboratrice Julie Ameers qui intervient sur les cas individuels, elle cherche sans relâche les moyens d’atteindre la conscience des utilisateurs d’énergie. « Je ne me limite pas à prodiguer ces conseil d’économie. Je les applique aussi dans ma vie quotidienne. J’ai récemment fait l’acquisition d’un panneau solaire qui me permet d’économiser 1000 Kw/h sur ma facture énergétique. Il m’a coûté 6000 euros mais j’ai obtenu des primes de 1500 euros de la Région wallonne, 125, de la commune et 620 de la Province  »

G.Dw.

20 décembre 2007

Le der de 2007

La Louvière 

La Louvière, comme toutes les communes wallonnes, a organisé une réunion conjointe des conseillers de l’aide sociale et des conseillers communaux.
La ville est tenue de tenir au moins une séance commune par an si elle veut se mettre en adéquation avec le nouveau code de la démocratie locale. Prévue à 18H, cette réunion précédait donc le conseil communal prévu ce lundi soir.

Ce lundi, 13 conseillers se sont donc joints aux 41 autres en séance publique. A l’ordre du jour, un rapport du Centre Public d’aide sociale sur les défis qu’il aura à relever dans les futures années comme, par exemple, le vieillissement de la population, l’insertion sociale et l’accès aux soins de santé.

Synergies

Mais en préambule à cette réunion conjointe, le secrétaire communal et le Bourgmestre  Jacques Gobert ont rappelé les objectifs d’économies d’échelle qui motivent  ces dispositions du nouveau code de la démocratie.  Le but est d’activer des synergies entre les deux entités et, plus particulièrement, en matière de service juridique, de marchés publics, de communication et de service informatique. La perspective de ces économies ont, notamment, pesé dans les critères d’obtention des subsides de la Région Wallonne pour la construction de la future cité administrative.

Budget

Cette réunion conjointe ne se substituait pas au conseil de l’aide sociale qui, lui se tient à huis clos par déontologie et respect des personnes bénéficiaires mais les conseillers de l’opposition avaient le loisir d’intervenir en séance. Ils ne l’ont fait que pour aborder le report du vote des budgets communaux et du CPAS au mois de janvier. Explication de la majorité : la Région Wallonne n’a, toujours pas communiqué les montants du fonds des communes  et du plan Tonus. En coulisse, on évoque aussi des difficultés liées à l’augmentation de la dotation au CPAS et au service incendie notamment.

Violence urbaine

Quant au conseil communal qui s’est tenu dans la foulée, le dernier de 2007, il a fait l’objet de quelques crispations entre majorité et opposition et notamment à propos  l’augmentation des agressions contre des commerçants du Centre-ville. S’appuyant sur les articles ( augmentation des Braquages en Centre-ville, NG 29/11/2007) parus dans la presse écrite, Michaël  VanHoolandt –Cdh-  a demandé que des mesures soient prises pour faire baisser ces chiffres. Il s’est aussi inquiété de la jeunesse des auteurs des faits et appelé à plus de prévention.
Son intervention pouvait être interprétée comme une accusation de laxisme des autorités policières mais ni le Commissaire Demol, présent, ni le Bourgmestre Gobert  n’ont souhaité répondre à ces attaques de l’opposition.

Gestion de la Piscine

Le ton virulent du jeune conseiller Cdh, peu habituel pour le Cdh louviérois – mais il est vrai que les dernières élections et la tournure des évènements les ont sans doute indisposés – a, peut-être, étonné la majorité au début mais aujourd’hui, c’est plus de l’agacement qu’elle manifeste, un agacement pareil à celui que provoque généralement les sorties de la conseillère Ecolo Muriel Hanot.
Cette dernière a, pour sa part, mis en doute la méthode de décision pour le choix de la gestion de la future piscine louviéroise par la régie communale autonome. Un choix qui, selon elle n’a pas été équitable puisque les différentes possibilités ont été jugées sur base d’un avantage à la RCA qui s’est appuyée sur l’expertise du directeur de la maison des Sports.

Le dossier a finalement été approuvé par la majorité qui annonce quand même un coût de gestion d’un million d’Euros par an – dixit l’échevin des finances et Président de la RCA, Jean Godin- mais la promotion d’un sport accessible à tous est à ce prix. La nouvelle piscine sera inaugurée dans quelques mois

Guy Dewier

**Le complexe aquatique de La Louvière s’appellera « Le point d’eau » orthographié « Le .d’eau ».  C’est ce qui est, apparemment sorti de plusieurs réunions avec des créatifs. Une référence à la source, au point d’eau d’où part la vie communautaire, bref, une appellation que les louviérois devront intégrer au fil des ans à moins qu’il n’y ait un Alias en l’honneur d’un personnage qui a compté dans l’histoire de La Louvière…

**Quelle œuvre d’art sur la future nouvelle place Mansart ? Doté de 7.500 euros de Prix, un concours de la Région wallonne n’attend plus que l’accord du conseil pour solliciter les sculpteurs ou autres artistes. C’est la ville de La Louvière qui financera l’œuvre et la commission des Arts de la Région Wallonne qui la choisira en accord avec des représentants de la ville et l’architecte de la rénovation.
Les travaux de la place Mansart s’élèvent à quelques 620.000 euros dont 60% pris en charge par la Région.

21 septembre 2007

Après l'occupation d'Eglise

La Louvière 

Les sans papiers qui s’étaient réfugiés dans  l’église Saint-Joseph de La Louvière ont quitté les lieux la semaine dernière après 17 mois d’occupation. La paroisse leur a, en effet, demandé de trouver une solution car elle ne parvenait plus à boucler son budget et n’aurait pas pu assumer les dépenses d’énergie pour un autre hiver.

Aujourd’hui, c’est l’heure de la remise en ordre des lieux du culte même si le doyen de la paroisse, Joseph Dermaut, reconnaît que les occupants ont laissé les lieux dans un état très correct. Le personnel a, simplement dû donner un grand coup de torchon et repeindre les sanitiaires.
L’occupation de l’église Saint-Joseph pendant 17 mois par les sans papiers s’est déroulée dans le respect mutuel. Elle a débouché sur 56 régularisations au cas par cas mais il restait une dizaine de personnes dont la situation posait toujours problème. Ils ont trouvé refuge ailleurs pour l’instant et la paroisse reprend la vie normale mais c’est aussi l’heure des comptes et le budget de la fabrique d’église est dans le rouge. Les dépenses ont été grevées de 7000 euros pour le budget 2006 et le personnel risque de ne pas pouvoir être rémunéré.
La conseillère Cdh, Anne-Marie Marin, a interpellé la majorité au conseil communal afin de trouver une solution mais le débat reste ouvert sur l’entité qui assumera ces surcoûts. On évoque aussi la possibilité de solliciter l’évêché.

 

En attendant, le Cdh et la fabrique d’église ont insisté sur la nécessité de percevoir les douzièmes provisoires pour apurer le problème de trésorerie.  Du côté de la ville de La Louvière , on évalue aussi la facture de cette occupation d’église en faisant le compte des aides fournies par le CPAS, au total 65.000 euros en fournitures de repas et aide médicale urgente. Une somme qui ne relève pas des prérogatives du CPAS et qui ne bénéficiera donc pas de l'intervention du fédéral.

Guy Dewier