23 avril 2009
Le chaud et le froid sur l'avenir de Royal Boch
Mais les communiqués de presse, les interviews et l’annonce d’actions syndicales sèment le trouble dans l’esprit des travailleurs.
Ce mercredi, le candidat investisseur bruxellois a déposé une offre de rachat sur le bureau des curateurs et il s’est bien trouvé des personnalités politiques pour faire de cette offre un espoir. Mais juste à côté, d’autres personnalités se sont montrées nettement plus prudentes.
Une offre sans plus. La négociation devra encore avoir lieu avec la Région Wallonne, la ville de La Louvière et, surtout, les curateurs, Maître Descamps et Delbart.
Crier victoire et revendiquer son analyse comme étant la bonne relèverait d’un manque de considération pour les travailleurs qui ont eu, dernièrement, à subir des brimades en provenance des permanents syndicaux.
Comme je l’écrivais par ailleurs, ils sont à cran et les tracasseries autour de la caisse d’entraide n’aident pas à la détermination du combat pour le maintien de leur entreprise en activité.
De son côté, Michel Durant, le patron providentiel de Durobor, affirme avoir échoué dans sa tentative de convaincre des financiers pourtant costauds. Il a donc étudié toutes les possibilités et son constat est inquiétant. « Comment De Mevius a-t-il continué à renflouer cette usine, sans la moderniser et en actant des pertes depuis plus de cinq ans ? » se demande le bras droit de Michel Durant.
Une hypothèse serait de penser qu’il avait tout misé sur le commercial et spéculé sur l’abandon total de la production louviéroise, délocalisée en Thaïlande, grâce au subterfuge imaginé par Marc Pairon, directeur financier et qui consistait à apposer le cachet « Belgium » sur les pièces et non le « made in Belgium » qui les aurait mis hors-la-loi pour la production de pièces non produites en Belgique.
Mais c’est une hypothèse et, seuls, les chiffres comptent pour le maintien de l’activité.
Aujourd’hui, il est clair que la ville de La Louvière aura son mot à dire et le projet de rénovation urbaine pourrait bien peser sur les décisions des futurs investisseurs car Wilhems &co, l’opérateur du projet de nouveau quartier a des ambitions foncières sur le terrain et la ville s’est engagée à piloter les subsides européens. On imagine mal qu’elle se dédise de ses engagements pour satisfaire un investisseur qui, à 51% du capital de la future éventuelle société, resterait maître du foncier pendant au moins deux années.
Guy Dewier
12:47 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, boch, la louvière
13 mars 2009
Pour que vive la manufacture!
En tant que journaliste, j’ai couvert l’annonce de la faillite de Royal Boch. J’ai rencontré les travailleurs, épuisés par les multiples
restructurations et les organisations syndicales que j’ai senties prêtes à un ultime combat pour la survie de l’entreprise.
En tant que Louviérois, j’ai entendu beaucoup de commentaires sur le sujet et j’ai senti, de suite, que l’émotion collective dépassait le simple fait de la disparition d’une activité.
Beaucoup de Louviérois sont attachés à la faïencerie. De nombreux d’entre eux ont un parent qui y a travaillé ou simplement, possèdent un service Boch.
Parmi les personnes qui m’ont parlé en ce sens de Boch, il y a un ami, Alain Duriau.
« Ca peut être long une occupation d’usine. Que peut-on faire pour soutenir les travailleurs et s’associer à leur combat ? J’ai une troupe de Théâtre et je connais d’autres comédiens, des auteurs qui seraient prêts à venir dire des textes sur le thème du déclin industriel et sur la résilience. On pourrait proposer une formule festive et de réflexion aux travailleurs. S’ils sont d’accord, nous les aiderions à l’organiser »
Dès le lendemain, la proposition a été faite aux organisations syndicales et aux travailleurs qui ont, non seulement accepté notre proposition mais se sont aussi directement organisés pour l’intendance, la préparation et ont fait des propositions supplémentaires.
Vous verrez, dans le programme, la liste des participants.
Je dois souligner le oui franc et direct que j’ai reçu de tous dès que je les ai contactés.
Je pense que l’objectif 1er de cette journée est de faire la démonstration d’un soutien massif des acteurs culturels de la région et de la population en général. Cette démonstration est déjà faite en partie puisque rien que sur le media internet, de nombreuses personnes sont inscrites à cette journée.
Si on y ajoute les musiciens, les comédiens, les hommes et femmes politiques, ainsi que les inconditionnels de Rock en Stock ou des autres groupes musicaux, on peut déjà en conclure que l’objectif est atteint.
Guy Dewier
POUR QUE VIVE LA MANUFACTURE
14 MARS 2009 – JOURNEE CULTURELLE & FESTIVE
Organisée par les travailleurs de Royal Boch et Le Collectif de Résilience
Programme
10H00 Ouverture avec la philharmonie maurageoise
11H00 Le conte de Sancho Gille – Alain Duriau & Maud Bury
12H00 Animation musicale – Batterie de Daniel & Willy Poelart
13H00 Les acteurs du studio théâtre – Jean Louvet, Jean Leroy, Anne Devleeschouwer, Robert Stoupy
14H00 Jah Mae Kân
14H30 Patricia Polleyn
15H00 Rap
15H15 Cirque du monde
16H00 David André & Jacqueline Boitte
16H15 Scriveus du Cente – Christian Quinet
Laids bidules en free act
17H30 Moreez
18H00 Concert Rock en stock
Bar et restauration toute la journée
06:43 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : royal boch, la louvière, soutien
27 février 2008
Electrabel sous tension!
A Strepy, Les travailleurs d’Electrabel sont à l’arrêt depuis ce lundi. Ils ont embrayé sur le mouvement de grogne déclenché par leurs collègues de la centrale de Tihange pour dénoncer les conditions de travail des agents sous nouveau statut.
Depuis 2002, le personnel engagé est payé 30% de moins que ceux qui ont été engagé sous l’ancien statut et sont soumis au mérite-rating, un système de commissions qui ne comble pas la différence de salaire.
C’est sans doute l’effet induit de la libéralisation de l’énergie mais les salaires du groupe Netmanagement, filiale d’Electrabel ont été revus à la baisse. Sous couvert d’introduire un nouveau système de rémunération au mérite, Electrabel a créé deux régimes de salariés et la situation sociale s’est petit à petit déteriorée.
Le mouvement a démarré à Tihange où les ingénieurs ont dû prendre les commandes de la centrale nucléaire avant de s’étendre aux autres sites de gestion. Tout le Hainaut était paralysé ce 27 février par les travailleurs d’Electrabel. Un mouvement en front commun et tout à fait spontané. Il n’y a pas eu de mot d’ordre synical, c’est dire si la tension était importante parmi les membres du personnel.
A Strépy aussi, les 150 travailleurs ont cessé le travail dès ce lundi et pourraient être rejoints par la centaine de membres de la partie commerciale de l’entreprise.
Un conseil d’entreprise extraordinaire est prévu ce mercredi après-midi et les travailleurs espèrent un geste de la direction sans quoi ils risquent de durcir leur action dans les prochaines semaines.
G.Dw.
16:18 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : electrabel, strepy, grève
23 février 2008
Une demi-grève chez Duferco
La Louvière
Les services mécaniques et électriques ont déposé un préavis de greve chez Duferco La Louvière. En cause, une sanction prise à l'encontre d'un travailleur et que la CSC, n'accepte pas. le syndicat chrétien a donc prévenu la direction que des actions pourraient paralyser la phase liquide si un accord n'est pas négocié.
En toile de fond de ce mouvement de grogne, les incidents tragiques qui se sont produit au cours des huit derniers mois (trois blessés lors d'une explosion et trois décès parmi les sous-traitants). La tension est donc assez vive au sein de l'entreprise mais la proximité des élections sociales (mai 2008) qui se profilent à l'horizon peut aussi expliquer ce préavis de grève. La FGTB est, par ailleurs, restée absente de ce conflit. La CSC étant minoritaire, ses délégués se sentent moins tenus par l'accord de paix sociale conclu avec la direction.
Quoiqu'il en soit, c'est le mutisme total dans les rangs des métallos de la FGTB comme ce fut le mutisme lors de chaque incident tragique. Les travailleurs se posent, en tous cas, des questions sur la sécurité, même si du côté de la direction, on se retranche derrière un train de mesures visant à la renforcer.
A la suite de cette grève déclenchée par la CSC, la direction a publié un communiqué de presse, beaucoup moins laconique que lors des accidents mortels. Dans ce communiqué, la direction fustige le syndicat chrétien qu'elle accuse d'avoir procédé à un vote anti-démocratique pour déposer ce préavis de grève et rappelle que seuls 10% des travailleurs soutiennent le mouvement.
G.Dw.
15:40 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Duferco, La Louvière, grève, aciérie, CSC
13 décembre 2007
L'eau et la route sur les rails
Centre
C’est un moment important pour l’avenir économique de la région du Centre.
L’accord annoncé la semaine dernière par la FGTB à propos du raccordement ferré et de la tri modalité de Garocentre a été officialisé et annoncé ce jeudi matin.
Duferco aura bien la maîtrise de la gestion logistique des quais et de la voie ferrée.
Ce seront, en tout, 20 millions d’euros qui seront investis en deux ans pour développer tout d’abord la sidérurgie mais aussi l’attrait de Garocentre.
C’est sans doute l’aboutissement de nombreux mois de tractations entre le sidérurgiste louviérois, l’IDEA et la SNCB-Infrabel. Le raccordement de Garocentre à la voie d’eau et au réseau ferré va devenir une réalité.
Le Port autonome du Centre et de l’Ouest, présidé par Willy Taminiaux a mené les négociations et n’est pas peu fier de présenter cet accord ficelé.
7 millions d’euros pour le MET et le PACO, au moins autant pour Duferco et 5 millions à charge d’Infrabel. Cela fait donc 20 millions d’investissement pour un pôle logistique qui sera géré par Duferco qui tenait à avoir la maîtrise de la sécurité et des flux sur son territoire et qui profitera donc en premier chef de l’infrastructure.
Comme on dit généralement, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
C’est donc, finalement le plan proposé voici six mois par le sidérurgiste qui a recueilli l’assentiment de tous les protagonistes et qui permet aujourd’hui à Infrabel d’annoncer le début des travaux de raccordement. Les divergences de vue sur le tracé apparaissent aujourd’hui bien plus un prétexte à négociations qu’un réel souci et la crainte d’un monopole bien dépassée depuis l’annonce du plan qui n’a pas changé dans les grandes lignes.
Reste à attribuer les 40 hectares inoccupés de Garocentre mais la tri modalité est incontestablement un atout dès à présent. Les opérateurs logistiques devraient suivre, du moins si on en croit le directeur de l’IDEA qui évoque aussi 20 emploi par hectare.
G.Dewier
//Un bémol quand même pour notre région. Les emplois entrevus par les pouvoirs publics dans le cadre de l’installation de H&M sur le site de Garocentre nous échappent finalement, faute d’un espace suffisant. Le zoning de la gare autoroutière a beau être vaste, il ne l’est, semble-t-il pas assez pour accueillir la distribution de cette enseigne. Dixit le directeur de l’IDEA.
//Enfin, à propos du montage financier, si Duferco prendra bien en charge la construction du site ferré sur son territoire, Infrabel investira dans le faisceau qui relie la gare industrielle jusque La Croyère et dans l’accueil des voyageurs à La Louvière-Centre15:00 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Garocentre, Duferco, raccordement ferré, Infrabel, Gozzi, Escarmelle
01 juin 2007
Reconversion pour les travailleurs de VW
Région du Centre
Voici un peu plus d’un an, le groupe Volkswagen annonçait la fermeture de son site de production de Forest. 5.400 travailleurs allaient se retrouver du jour au lendemain sur le carreau et parmi eux, quelques centaines de la région du Centre.
La FGTB du Centre avait organisé un déplacement pour soutenir ces travailleurs.
On sait aujourd’hui que la production de l’Audi A3 permettra de sauver quelque 2.200 emplois et que l’accord social conclu en février dernier a été finalisé. Il prévoit des départs volontaires, des prépensions, l’augmentation du temps de travail pour ceux qui restent mais il comprend aussi une 50aine de licenciements secs avec primes de départ.
240 travailleurs de VW issus de notre région pourront désormais se tourner vers une cellule de reconversion située à Soignies pour y chercher, des informations, des formations et un accompagnement social.
Une séance officielle sera organisée par le Forem le 14 juin prochain.
Une séance officielle sera organisée par le Forem le 14 juin prochain. Les personnes concernées seront invitées personnellement à s’y rendre mais les outils de documentation et d’accompagnement sont déjà opérationnels.
Guy Dewier
14:50 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : VW, Forest, cellule, reconversion
13 avril 2007
Une alternative à Garocentre
CENTRE
Les récentes déclarations de la direction de Duferco à propos du raccordement ferré de Garocentre ont déjà provoqué plusieurs réactions dans le monde politique et continuent de susciter d’autres réactions. hier matin, le syndicat chrétien, et plus exactement son secteur transport et logistique, a ainsi dénoncé le risque que ferait courir à la région le monopole de Duferco en matière de développement économique.
Transcom est le secteur transport et communication du syndicat chrétien. En tant qu’acteur socio-économique, la CSC ne pouvait pas rester indifférente aux récentes déclarations de Duferco qui souhaite investir dans la trimodalité de Garocentre en échange de la maîtrise des flux de marchandises.
Pour Roberto Parillo, Secrétaire général de Transcom, cela constituerait un péril pour le développement économique de la région, surtout si on tient compte de l’incertitude du long terme pour la sidérurgie. Il reconnaît cependant le droit à l’entreprise internationale de se porter acquéreur d’une partie de l’infrastructure.
Après avoir redit l’importance de la multimodalité ou la co-modalité pour signifier que l’on transporte les marchandises par l’eau, le rail ou la route, après avoir fait la démonstration des atouts de la région en matière de logistique, les responsables de Transcom ont suggéré une alternative à la proposition de Duferco en s’appuyant sur le développement de la darse de Feluy. Une idée que le Paco avait, semble-t-il, déjà émise par le passé. Contacté par téléphone, le directeur du Port Autonome du Centre et de l'Ouest a, d'ailleurs, confirmé l'alternative.
L’utilisation en bi-modalité eau et route de la darse de Feluy n’aurait, semble-t-il, pas besoin d’énormément d’investissements pour permettre son utilisation par des entreprises de logistique. Et le syndicat chrétien de rappeler que les subsides, 5 millions d’euros du plan Marshall,disponibles pour le Paco et destinés à Garocentre peuvent être investis ailleurs puisque Duferco prendrait en charge la partie de Tout-Y-Faut.
Le directeur du Paco nous a d’ailleurs confirmé la chose par téléphone tout comme la possibilité d’utiliser la darse de Feluy.
Guy Dewier
15:50 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Transcom, CSC, Garocentre, Duferco, PACO
01 mars 2007
Accord dans le non-marchand
Un accord est intervenu dans le non-marchand entre la région wallonne, les syndicats et les fédérations d’employeurs. Pour rappel, les organisations syndicales avaient mis la pression sur la fédération patronale du socioculturel la semaine dernière en organisant des grèves dans le secteur associatif.
Les actions prévues pour la semaine prochaine dans le secteur sont donc abandonnées. Le préavis de grève est levé par les organisations syndicales.
L’accord conclu porte sur l’octroi de jours de congé supplémentaires par des créations d’emploi, les primes syndicales, le fonds de sécurité sociale, les frais de transport et la représentation syndicale.
G.Dw
15:08 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : non-marchand, socioculturel, grève
28 février 2007
DUFERCO: Phase liquide en ébulition
Le groupe Duferco se porte bien dans l’ensemble mais cette situation, plutôt favorable, n’exclut pas des tensions dans certains secteurs. Depuis quelques temps, la CSC tire la sonnette d’alarme sur la situation difficile de la phase liquide.
Le four électrique et la coulée continue sont appelés à connaître une réorganisation pour atteindre des objectifs de compétitivité mais le syndicat Chrétien a réuni ses affiliés pour faire pression sur la direction. Une cinquantaine d’emplois est en jeu.
La CSC craignait que les investissements liés à cette réorganisation ne soient reportés mais il semble qu’elle ait eu des apaisements en la matière.
De son côté le président de la délégation et la FGTB veulent continuer à négocier cette réorganisation.
La direction avait, pour sa part, fait savoir qu’une solution devait intervenir avant ce vendredi sous peine d’appliquer elle-même les mesures nécessaires à un objectif de compétitivité semblable aux aciéries les plus performantes d’Europe.
Il semble que les choses se soient calmées depuis cet après-midi.
G.Dw.
15:15 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : duferco, csc, fgtb, phase liquide, coulée continue



