16 mai 2008

Destrebecq échevin en juin

Olivier Destrebecq sera échevin louviérois dès la fin juin. L’Union Socialiste Communale a donné son feu vert à l’intégration du conseiller réformateur au sein du collège. C’est cette assemblée qui avait approuvé les contraintes de l’actuelle majorité au lendemain des communales de 2006 et avait donc écarté Olivier Destrebecq en raison d’une action en justice pour diffamation. Depuis, ce dernier a obtenu gain de cause devant le tribunal et également devant l’instance du PS. Le point sera mis à l’ordre du jour du conseil communal du mois de juin. Voici le communiqué de l’USC : « L’Union Socialiste Communale de La Louvière et le PS se félicitent  du bon état d’esprit qui règne dans la majorité et au sein du collège près de dix huit mois après leur installation. Le PS a pris bonne note de la requête du groupe MR de modifier la composition de son équipe au sein du collège. Afin de répondre à ce souhait, tout en maintenant la dynamique de travail du collège le PS souhaite accéder à cette requête dès le conseil communal de juin 2008. » La balle est donc, à présent dans le camp du MR pour savoir qui cèdera sa place à OD. Au départ, Bernard Liébin avait laissé entendre qu’il se retirerait du collège afin de garder une parité hommes-femmes mais aux dernières nouvelles, le Président du MR louviérois aurait « pris à cœur » sa mission d’échevin de l’aménagement du territoire. De son côté, Alexandra Dupont a pris ses dispositions professionnelles pour une mandature complète et pourrait faire valoir, en plus, les mêmes arguments d’attachement au projet d’animation de la cité. Bref, les discussions qui auront lieu à l’interne, au MR, risquent d’être âpres mais n donnera l’avantage de l’expérience à Bernard Liébin. Réponse dans le courant du mois de juin, au plus tard, le 15, sans doute.

Guy Dewier

 

29 avril 2008

Progès : La ville a agi en bon père de famille

Le dernier administrateur de Progès et coordinateur, à l’époque, du projet Urban estime que la ville a bien fait de bloquer les subsides européens destinés à Progès. C’est d’ailleurs sur base de son rapport que La ville a agi, estimant qu’il y avait confusion des genres entre l’ASBL et les autres asbl qu’elle était censée coordonner.

On a évoqué l’affaire Progès lors du dernier conseil communal de La Louvière. Cette ASBL était une agence conseil en économie sociale. Elle bénéficiait de subsides européens qui transitaient par la Région Wallonne et la ville de La Louvière au travers d’une convention. Des subsides qui s’inscrivaient dans le projet européen Urban, sensé, notamment, développer des initiatives locales porteuses d’emploi dans le quartier de Bois-du-Luc.  En bloquant les subsides, sur base du rapport de Leon Bosman, la ville de La Louvière a mis l’ASBL en situation de liquidation mais cette décision avait surtout pour but de protéger la ville des erreurs de gestions et de dettes futures.

Il faut dire que les subsides européens mettent du temps à parvenir aux organisations et qu’il est de coutume de procéder à des ouvertures de crédit. Mais dans le cas de Progès, la ville estimait qu’elle courait un risque en couvrant les emprunts faits auprès de la Lloyd.
On connaît la suite. La banque a intenté une action contre la ville, la région wallonne et les administrateurs et, dernièrement, un accord serait intervenu entre la ville et l’organisme bancaire portant sur une transaction d’un montant de 312.000 €, soit la moitié de l’argent réclamé.

Aujourd’hui, la transaction proposée par la Lloyd, partie civile contre la ville, suscite la colère de l’opposition (Ecolo-Cdh) mais le coordinateur de l’opération Urban, Leon Bosman estime, lui, que la ville a agi en bon père de famille.
Plusieurs fois, les administrateurs ont tiré la sonnette d’alarme, certains ont démissionné afin de ne pas cautionner ce que Leon Bosman appelle une confusion des genres par pudeur mais qui pourrait s’appeler une confusion d’intérêt.
  Après le retrait de la majorité des administrateurs, ce dernier a demandé au tribunal de commerce de Mons la mise en liquidation. On connaît la suite.

Guy Dewier

Quartier Boch

La Louvière 

Le conseil communal de La Louvière a voté l’appel à partenariat pour le périmètre de rénovation urbaine de Boch-Keramis.
C’est une étape capitale dans ce dossier qui devrait voir fleurir un nouveau quartier dans la cité des loups. Plus de mille personnes devraient pouvoir y trouver un logement mais aussi des commerces et des loisirs.

C’est véritablement un nouveau quartier qui va naître à La Louvière. Même s’il faudra encore quelques années avant d’inaugurer l’ensemble, on sait maintenant vers quoi on se dirige en matière de revitalisation urbaine.
La ville  et la faïencerie Boch ont la maîtrise foncière de l’ensemble des 16 hectares qui s’étendent de la gare jusqu’à la place communale, la spaque a programmé la dépollution et le cahier des charges pour l’appel à partenariat a été approuvé.

Silvana Russo, la directrice du cadre de vie pour la ville de La Louvière , a planché pendant de nombreux mois. Elle faisait partie également de la délégation louviéroise au Mapic et confirme que plusieurs sociétés attendent de connaître le cahier des charges pour faire une offre.

Le nouveau quartier accueillera donc plus de mille habitants dans des logements de divers types, ce qui génèrera un flux supplémentaire de circulation mais le promoteur aura l’obligation de tenir compte des autres quartiers, des places rénovées et d’un futur plan de circulation qui intègrera le contournement ouest de la ville.
Un cahier des charges motivé par un souci du développement durable tant sur la gestion de l’eau que sur celle de l’énergie avec une norme d’isolation à K45 pour les infrastructures.

Guy Dewier

Les portes du Pénitentier

Une prison à La Louvière. La presse nationale a révélé ce week-end l’information et le bourgmestre, Jacques Gobert, a confirmé que des contacts ont eu lieu avec le gouvernement fédéral.
Si rien n’est encore officiel, il s’agirait toutefois d’une nouvelle positive pour la région malgré le caractère négatif de la matière.
C’est, en tous cas, comme cela que la ville le perçoit, une institution génératrice d’emplois et une reconnaissance pour la 5ème ville wallonne.

La ville de La Louvière pourrait donc héberger une prison dans les prochaines années. Le gouvernement fédéral avait annoncé son intention de construire trois nouveaux établissements pénitentiaires, un dans chaque région. Pour la Wallonie , ce serait donc à La Louvière. Il est trop tôt pour se pencher sur la localisation de cet établissement qui devrait ressembler à celui de Ittre, en Brabant Wallon mais déjà d’aucuns se posent la question de la disponibilité des terrains.

Dans l’opposition louviéroise, Ecolo et Cdh accueillent également la nouvelle avec un a priori positif même si les humanistes se demandent ce que cela engendrera en matière de coût policier.

Guy Dewier

Qualicité

La Louvière

 

La ville de La Louvière s’est engagée dans un processus de modernisation de ses services en informatisant un ensemble de données. Le programme Qualicité est une collaboration entre 5 communes wallonnes dont Mons et La Louvière afin d’échanger les savoir-faire et les programmes de gestion informatique.
Le projet est en phase de test.

L’administration communale, ce sont plus de mille personnes qui exécutent les décisions du collège, qui reçoivent des demandes du citoyen, qui gèrent du matériel, qui encodent des données, qui établissent des rapports, des statistiques ou encore qui produisent des documents officiels. Pour archiver, consigner, comptabiliser tout cela et pour optimiser la gestion administrative, il y a bien sûr l’informatisation des services mais encore faut-il posséder les bons programmes et, surtout qu’ils soient bien utilisés.

En 2006, cinq communes wallonnes se sont associées pour mener à bien une expérience pilote qui entre actuellement en phase de test. Le projet Qualicité a été présenté au conseil communal de La Louvière. Pour La Louvière , Qualicité poursuit trois objectifs : la gestion des décisions du collège et du conseil communal, la gestion du personnel et la gestion du suivi des demandes et des réalisations de travaux dans la commune.

Evidemment, les services sont informatisés depuis belle lurette et le centre névralgique se trouve dans le sous-sol de l’hôtel de ville, une 20aine de serveurs pour la mise en réseau des ordinateurs et l’encodage, une équipe de six personnes à peine pour la maintenance, la gestion du helpdesk, des problèmes techniques, la configuration et l’élaboration des stratégies d’achat de matériel et de développement informatique.

Guy Dewier

22 avril 2008

Proges fait encore des vagues

La Louvière

La ville de La Louvière a-t-elle voulu protéger les administrateurs de l’ASBL PROGES en acceptant une transaction avec la banque Naegelmakers ? C’est la thèse qu’ont soutenue le Cdh et Ecolo lors du conseil communal qui avait lieu ce lundi soir.
Pour rappel, l’ASBL PROGES était une entreprise d’économie sociale qui se proposait de superviser différents projets européens dans le cadre du développement de Bois-du-Luc mais elle a été mise en liquidation dès lors que la ville a suspecté des détournements de fonds en 2001.
Aujourd’hui, l’affaire revient sur le tapis à travers cette accord à l’amiable qui coûtera quand même plus de 300.000 euros à la ville de La Louvière. Le point, initialement prévu à huis clos pour éviter les questions de personnes, a, finalement été débattu en séance publique.

312.000 euros au lieu de 600.000 euros initialement réclamés par la banque Nagelmakers pour abandonner les poursuites judiciaires dans l’affaire Progès. L’organisme banquaire s’était porté partie civile contre la ville, la Région wallonne et les administrateurs de l’ASBL parmi lesquels Jean Degré, échevin à l’époque mais qui y siégeait à titre privé.
C’est d’ailleurs sans doute sur les conseils du même Jean Degré que la ville avait dénoncé les conventions qui la liaient à l’ASBL. Une décision prise à l’unanimité du conseil communal mais qui a eu pour conséquence de précipiter la mise en liquidation de l’ASBL et donc l’action en justice de la banque qui avait peut-être un peu légèrement consenti une ouverture de crédit de 600.000 euros.

Aujourd’hui, la ville vient donc de proposer une transaction à la banque, ce qui aurait pour conséquence d’annuler les poursuites contre la ville mais aussi contre les administrateurs.
Pour le Cdh, la ville aurait dû se retourner contre les administrateurs de l’ASBL et particulièrement contre ceux qui ont mal géré les comptes.
Réponse du Bourgmestre : c’eût été au liquidateur de le faire, pas à la ville. Le groupe Ecolo a, pour sa part, trouvé suspect le fait que ce soit l’avocat d’un administrateur qui a négocié la transaction. La conseillère Hanot estime aussi que cette décision lèse la ville mais ce n’est pas l’avis du collège.

Le point a, finalement, été voté individuellement à bulletin secret. 21 oui 14 non et 4 abstentions. En attendant, 312.000 euros de fonds européens avaient été bloqués sur un compte et la ville pourrait tenter de les récupérer pour d’autres projets en négociant avec la région wallonne.
 

Guy Dewier

09 février 2008

La ville veut un cinéma

La Louvière

Le projet de rénovation urbaine Boch-Keramis a franchi un nouveau pas vers sa réalisation. Le juge de paix de La Louvière vient d’accéder aux demandes d’expropriation introduites par la ville de La Louvière afin d’avoir la maîtrise foncière et procéder à la dépollution du site.

Boch-Keramis, C’est un projet important pour la ville de La Louvière qui envisage un développement commercial, d’artisanat et de logements sur les 16 hectares. Elle doit bénéficier de subsides européens et régionaux. Dans ce sens la décision de la justice de paix, d’exproprier deux des propriétaires de parcelles est un pas important pour  le projet.
Parmi eux, la famille Pescatore qui exploite l’actuel cinéma stuart et qui s’estime lésée par le prix fixé en justice, à savoir 400.000 euros, c'est-à-dire 25 euros au mètre carré.

L'échevin des finances de la ville de La Louvière, Jean Godin, souhaite inclure un complexe cinématographique dans le projet du site Boch et il aurait souhaité que ce soit la famille Pescatore qui soit l'opérateur mais, depuis huit ans, celle-ci n'est pas parvenue à réunir les crédits nécessaires auprès des banques pour mener ce projet à bien ni n'a pu réaliser de partenarait avec des promoteurs. "Nous avons dû nous rendre maîtres du sol pour avancer dans le cadre de la dépollution. C'est donc une procédure logique d'expropriation mais nous restons ouverts à toute négociation et à un éventuel partenariat avec l'exploitant du Stuart. Je pense que Monsieur Pescatore et sa famille le comprendront" 

Pas vraiment sûr que la famille comprendra les arguments de la ville de La Louvière puisque, de son côté, elle estime que sa parcelle vaut 250 euros par mètre carré, soit dix fois plus. Pour cela, Dominique Pescatore, l’exploitante, s’appuie sur une contre-expertise du sol - La pollution invoquée par la ville de La Louvière pour fixer le prix du terrain ne serait que très minime - et sur une estimation réalisée par un notaire louviérois.

Dominique Pescatore souhaite consulter son conseil, Maître Baumel avant de décider d’un recours mais il apparaît clairement que l’affaire n’en restera pas au stade de la justice de paix

Guy Dewier

30 janvier 2008

MR versus PTB

La Louvière 

Après 14 mois de partage du pouvoir, socialistes et libéraux louviérois vont-ils connaître leur première crise de régime ? Et, ironie du sort, ce serait, alors, le nouveau parti PTB qui aurait introduit le vers dans la pomme violette à propos de la création d’une maison médicale prodiguant des soins gratuitement.797c1b8f1d7d1d8e3850b4261b160e82.jpg

On sait que c’est là une revendication du parti d’extrême-gauche, celui-ci ayant largement inclus ce thème dans sa campagne. Son leader, médecin de profession, a, d’ailleurs été à l’origine de la création d’un tel centre de santé appelé « médecine pour le peuple » à La Louvière. Quel en est le principe ? Deux ou trois médecins reçoivent dans une maison aménagée des patients en situation précaire et ne leur réclament aucune intervention financière. Les praticiens sont simplement rémunérés par l’INAMI en remboursement de leur prestation. Et le PTB en a fait une revendication politique. Pour lui, le CPAS doit mettre en place le même type d’outil pour atténuer la hausse du coût des soins de santé pour les moins favorisés.

347b03c852e530c267a9b1ff762d105d.jpgL'idée ne fait pas partie de celles, parfois très extrêmes qu'émet le PTB. Il existe déjà un relais social à la Louvière qui prend en charge médicalement une partie des bénéficiaires de l’aide sociale et des Sans Domicile Fixe. La Présidente du CPAS, Danièle Staquet ne cache pas non plus qu’une demande a été introduite auprès du Ministère des Affaires sociales pour le financement d’une étude de faisabilité.
L’exemple de la maison médicale du CPAS de Frameries –Majorité Socialiste-Cdh – a été cité.

« Holà camarde,  comme vous y allez » S’est exclamé le MR. Pas question d’alourdir la machine social plus qu’elle ne l’est actuellement avec un CPAS dont le budget s’élève à 40 millions d’euros. Et le tout jeune conseiller communal réformateur, Jonathan Christiaens de dénoncer la démagogie du PTB, lequel ferait croire à une médecine gratuite alors que les soins sont pris en charge par la sécurité sociale.
Pour lui, le parti gauchiste exploite la désinformation et la communication pour mettre à mal les libertés individuelles"

Jonathan Christiaens : « Dire que notre système actuel n’est pas solidaire des personnes précarisées est une insulte. Aujourd’hui, les travailleurs, les actifs paie plus cher que les veuves, orphelins, invalides, personnes sous statut OMNIO, BIM et le principe du MAF (maximum à facturer) est un garde-fou. Le tiers-payant (partie supportée par le patient – est un principe politique destiné à éviter la surconsommation.  Nous ne pouvons pas continuer à laisser dire n’importe quoi et, surtout pas, par un parti qui pratique une telle démagogie »

Mais revenons au conseil communal un instant, pour constater que le point relatif au principe d’une maison médicale avait été soumis lors du conseil de ce lundi 28 janvier. Il a été reporté par le Bourgmestre pour des raisons techniques mais sera soumis à délibération et à un vote ce jeudi.

Ca promet quand même une belle partie de stratégie politique car, si Ecolo a marqué ses distances avec le discours du PTB tout en prônant des mesures sociales en matière de soins de santé, si le CDH a défendu le côté social de certains médecins, le PS est resté en observation du débat.

Une réunion de majorité est programmée juste avant la séance publique du conseil communal de ce jeudi qui devrait aussi voir s’expliquer les différentes opinions sur le vote du budget communal. Les deux composantes devraient trouver un accord d’ici-là sur la question, à moins que le Bourgmestre Gobert ne trouve la parade en renvoyant la balle à l’échelon supérieur.

G.Dw.

29 janvier 2008

Conseil

La Louvière 

Présenté à la presse ce lundi matin et aux conseillers ce lundi soir, le budget communal de La Louvière sera discuté et soumis au vote ce jeudi. Mais le conseil communal de ce lundi avait également une série de points à débattre et ils le furent parfois avec tension. Une maison de quartier qui peine à voir le jour, une maison médicale dont le MR ne veut pas et quelques permis d’urbanisme qui posent problème, ce fut le menu de la réunion.

Ecolo a annoncé son intention d’introduire un recours auprès de la tutelle régionale pour non respect du code de la démocratie locale. Selon la conseillère Muriel Hanot, le point inscrit par le collège pour la ratification d’une procédure négociée dans le cadre de la construction d’une maison de quartier à Houdeng ne respecte pas l’esprit du code de la démocratie. La conseillère a remis en cause la notion d’urgence et soupçonné la majorité de dissimuler des erreurs techniques dans l’élaboration du cahier des charges. Un point de vue que ne partage évidemment pas le Bourgmestre Gobert pour qui le risque de perte des subsides justifie l’impérieuse nécessité du vote de ce point. Premier accroc entre l’opposition et la majorité mais pas le dernier.

Le Cdh est, lui, intervenu pour défendre l’avis des riverains du Moulin Collet dans le projet de construction de 45 appartements à la rue de Bignault, estimant que le projet nuit au quartier. Pour l'heure, le collège doit encore se prononcer sur le nouveau projet soumis par le maître d'oeuvre mais des avis sont encore nécessaires. Il semble cependant que, même revu le projet ne plaise ni aux riverains à cause de la dérogation au schéma de structure en matière de densité de logements ni au Cdh qui estime que le projet ne s'intègre pas harmonieusement au quartier. Le Cdh, rejoint par Ecolo dans le refus du projet.

Maison médicale

le PTB a également provoqué le débat en conseil communal à propos de la création d'une maison médicale pour les personnes défavorisées. Le parti s'appuyait sur une étude de l’Institut Scientifique de Santé Publique qui démontre que 21 % de la population hennuyère déclare postposer des soins en 2004 alors qu’ils n’étaient que 13% en 2001. Le PTB a aussi extrapolé les chiffres à une zone comme La Louvière et en déduit que une personne sur quatre a des difficultés à se soigner.Le parti a donc plaidé pour qu'il y ait un vote de principe sur la création prochaine d'une maison médicale à La Louvière. On notera à ce sujet le tollé du MR qui, par la voix de son conseiller, Jonathan Christiaens, qui a dénoncé le leurre de la médecine gratuite puisque l’INAMI couvre le tiers payant et appelé à ne pas sombrer dans l’assistanat qui déresponsabilise l’individu.

Quant au parti socialiste, il est certainement plus mitigé sur la question puisque le CPAS gère déjà un relais social à destination de ses bénéficiaires et des SDF. La Présidente du CPAS a d'ailleurs fait allusion à une demande de subside de 10.000 euros pour financer une étude de faisabilité d'une maison médicale telle que celle qui existe dans l'entité de Frameries.

Le prix des croutes

Le groupe Ecolo avait également prévu une question d'actualité sur l'augmentation importante du prix des repas scolaires dans les écoles communales desservies par la cuisine du CPAS. Une hausse qui fait mal au portefeuille des parents puisqu'elle atteint 30% pour les repas complets et 60% pour les demi-repas. Las, le bourgmestre Gobert a estimé que le point avait été discuté au conseil de l'aide sociale et n'avait donc pas sa place en question d'actualité du conseil communal. La problématique est sans doute interpellante dans une région où de nombreuses familles éprouvent des difficultés financières mais est-ce une question qui relève du CPAS ou de l'enseignement? Quid d'une comparaison avec d'autres fournisseurs, d'autres villes...

TMC

L’affaire Tacal a aussi été évoquée au cours de la séance de ce lundi à propos de l’avenir des deux contrats qui lient la ville à l’entreprise. Rien d’irrégulier ni aucun retard à signaler de ce côté-là mais il n’en demeure pas moins que la ville reste attentive à l’évolution du dossier judiciaire.

Quant aux contrats en cours entre la société TMC et le foyer louviérois, le Bourgmestre Jacques Gobert a renvoyé les interpellations vers l'institution elle-même au sein de laquelle les groupes politiques ont des représentants.

G.Dw.

28 janvier 2008

Budgets

La Louvière 

C’est ce soir que le conseil communal de La Louvière se penchera sur les finances. A l’ordre du jour, la présentation des budgets Police, CPAS et ville. Pour des raisons d’organisation et vu la manne d’informations, les autorités communales ont pris l’habitude de présenter ces documents à la presse le matin-même. Pas de grandes surprises ni sur le plan fiscal ni pour ce qui concerne le fonds des communes. On retiendra simplement que la dotation communale au budget Police a diminué alors qu’elle a augmenté pour le CPAS.

0e27527e31055207d3b38bfd555943a1.jpgPlus trois millions d’euros pour le CPAS et moins trois millions d’euros pour la police qui boucle ainsi son budget 2008 en puisant dans les réserves mais le commissaire Demol a quand même annoncé d’importants investissements en matière de bâtiments. Pour ce qui est du budget 2007 de la ville de La Louvière, il est surtout marqué par la volonté de renforcer le statut du personnel communal, de maîtriser les coûts déchets et énergie et par une donnée cruellement manquante, à savoir, le montant du fonds des communes sur lequel la ville peut compter. En attendant, l’échevin des finances a pris l’option d’inscrire à cette page, des montants minimum tout en revendiquant des montants plus importants. La réforme du fonds des communes devra intervenir avant 2009, c’est certain mais il n’y a toujours pas d’accord politique à la Région Wallonne. En attendant, il a bien fallu boucler le budget avec des données imprécises afin d’avancer sur une série de mesures. Comme les revalorisations barémiques du personnel communal, par exemple.16f3f72914bcc0387c230712990be5d5.jpg

Jacques Gobert, le Bourgmestre de La Louvière s’est dit assez content du budget que présentera ce lundi soir la majorité politique. Présenté comme volontariste et positif, l’exercice comptable fait la part belle à une série d’investissements pour un montant de 32 millions d’euros dont 2 millions 500 mille euros sur fonds propres. On notera à ce propos l’étude que financera le CRAC pour la future cité administrative mais aussi la réfection des voieries, de ronds points, de parcs publics, d’aménagements scolaires ou la rénovation urbaine comme pour le périmètre Boch. Enfin, si l’échevin des Finances Jean Godin ne cache pas son inquiétude pour l’avenir du coût de la gestion des déchets, il rappelle aussi que la fiscalité reste inchangée.

Guy Dewier

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