19 février 2008

Cum lupis laetare

La Louvière 

L’ordre folklorique des compagnons de la Louve a intronisé neuf nouveaux compagnons. Je faisais partie de cette nouvelle cuvée. C’est évidemment un honneur, pour moi, de rejoindre les louviérois élevés au rang de compagnons parce qu’ils défendent, dans leur activité quotidienne, le patrimoine folklorique et le renom de la cité.

La confrérie a été fondée en 1960 par Roger Navez, Ben Vancauwenberghe, Victor Campagne et Maurice Herlemont.  Fidel Mengal fut le premier maîtree-compagnon et, depuis, les bourgmestres le sont d’office.

C’est de tradition depuis  la création,  l’ordre folklorique se réunit en la salle du conseil communal le matin des soumonces générales de La Louvière pour accueillir dans ses rangs les nouveaux compagnons. Les nouveaux élus communaux sont intronisés d’office lors de la cérémonie qui suit leur installation au conseil communal tandis que les autres sont proposés par les compagnons eux-mêmes sur base de leur dévouement à la cause louviéroise.

Après un discours d’introduction du maître compagnon, le bourgmestre Jacques Gobert, le compagnon secrétaire communal donne lecture du texte fondateur en présence devant les futurs intronisés et l’assemblée des membres.

Vient, ensuite, la présentation individuelle de chacun des compagnons proposés par Michel Host, historien.
Voici la liste des autres nouveaux compagnons :74cb1ed71cfd4199bd8c8aeb1cd27b94.jpg

Louisa BACCARELLA, Conseillère communale installée en octobre 2007

Philippe BAISE, Secrétaire général de l'APEBI, Chambre de Commerce Wallonie-Bruxelles

Daniel DE BECK, Commandant des pompiers

Fabien DRONSART, Président de la société de fantaisie  Les Sanschos LL

Francis DUQUESNE, folkloriste et gille aux Amis Réunis LL

Guy HEULERS, Secrétaire de l'Amicale des Gilles louviérois

Xavier HUYGENS, Président du Hockey Club louviérois

Jacqueline LECOURT, Président de la société Les Paysans de La Louvière

Le lundi du laetare, les compagnons accueilleront les compagnons extérieurs à la ville et que l’ordre a choisi d’introniser pour leur action en faveur de la cité des Loups.

Petit déjeuner aux huîtres

Cette année, les compagnons ont également pris l’initiative d’organiser un petit-déjeuner aux huîtres le dimanche du carnaval de 7H30 à 10H à la maison des associations. Après le traditionnel ramassage, pour poursuivre cette journée carnavalesque, un petit déjeuner réparateur est en effet le bienvenu. Vous pourrez ainsi déguster une assiette d'huîtres ou de saumon fumé ou de pâté accompagnée d'une coupe de champagne au prix démocratique de €9.

Guy Dewier

15 janvier 2008

Carnavals

La Louvière6daa11bafc88fb2604c607c3653d6739.jpg

Tous les carnavals de l’entité louviéroise ont désormais leur affiche. On la doit à Bertrand Frère, un maurageois, professeur d’infographie. Tout comme on lui doit aussi l’affiche spécifique au carnaval louviérois.  Un concours d’affiches avait été lancé par l’amicale des gilles louviérois, le syndicat d’initiative et la ville de La Louvière et c’est à l’issue de cet appel à projets que le lauréat a été désigné par le jury qui a également décerné un prix coup de cœur. Le public  qui visitera l’exposition est également invité à voter pour désigner une œuvre qui recevra également un prix. Ce dernier sera remis lors de la conférence de presse relative aux festivités des carnavals.

a258cdc0642c3063796025337fdb5ab0.jpgLe Carnaval s’affiche, c’est le nom de l’exposition inaugurée ce week-end et qui se tiendra jusqu’au 5 mars, c'est-à-dire jusqu’au laetare dans les locaux de la maison du tourisme à La Louvière.
La ville avait lancé un concours d’affiches à l’intention des écoles et des artistes de toute la communauté française et même au-delà des frontières. 3 affiches par candidat dont une est actuellement accrochée aux cimaises de la maison du tourisme sur la place Mansart.
La ville a reçu 48 projets dont 46 ont été retenus. Le concours a donc désigné le lauréat et l’affiche qui sera valable pendant trois années.

C’est finalement un professeur d’infographie maurageois qui a remporté le concours. Bertrand Frère a décliné un montage photo en numérique pour l’affiche destinée à tous les carnavals de l’entité louviéroise. 7 affiches pour 7 carnavals depuis le feureu d’Haine-Saint-Pierre jusqu’à Pâques, c’est sa réalisation qui annoncera le programme. Il a remporté le prix de l’amicale des gilles et de la ville de La Louvière.

Les prix de l'Amicale des Gilles louviérois et de la Ville de La Louvière sont décernés à Bertrand FRERE

Natif de Strépy-Bracquegnies, Bertrand Frère habite actuellement à Maurage.  Titulaire d'un graduat en Arts Graphiques, d'un graduat en Infographie et d'une licence en Arts Numériques, Bertrand Frère est graphiste indépendant depuis 1989. Depuis 1991, il a une société de création graphique et multimédia dénommée “Orange Bleu”- http://www.orangebleu.be/ -. A 38 ans, Bertrand Frère est également professeur de communication graphique et d'infographie à l'Ecole Supérieure d'Infographie “L.E.S.I.T.E.”- http://www.lesite-cg.com/ - dépendante du CPEPSB à Hornu.

Le jury chargé de se prononcer était composé de représentants du monde folklorique, associatif et culturel. Il a travaillé par élimination et sur base du respect d’un certain nombre de contraintes. 50% des projets rentrés étaient dûs à des louviérois mais d’autres venaient de plus loin, certains même du nord de la France. Les différentes visions de la fête carnavalesque méritaient de se retrouver dans cette exposition. On retiendra aussi le coup de cœur du jury pour une œuvre du louviérois Medhy Nasser.1db7e080ff17ea87f54c4a906be28146.jpg

La mention spéciale du jury offerte par le Syndicat d'initiative de La Louvière est décernée à Mehdy NASSER

Né à La Louvière en mars 1985, Mehdy Nasser est étudiant. Jeune homme passionné, il débute des études en médecine à l'ULB avant de changer de voie pour s'orienter vers la musique et, plus particulièrement, la guitare. Touche à tout, il tente de s'exprimer par l'image, l'écriture et la musique ou encore le webdesign. Graphiste autodidacte, photographe pour n'avoir jamais pu apprendre à dessiner, guitariste, bassiste, batteur, chanteur, rêveur et infatigable instigateur de projets surréalistes, après avoir vu quelques unes de ses poésies publiées, après avoir foulé maintes scènes belges, Mehdy Nasser prépare le Conservatoire Royal option guitare Jazz. Le jeune homme n'a jamais délaissé La Louvière, sa ville natale. Il y a d'ailleurs installé le QG d'un petit studio d'enregistrement destiné à faire entendre les groupes de la région. Sans relâche, il continue d'explorer et de rencontrer la culture.

Et puis, l’exposition intègre une autre dimension du carnaval puisque des chapeaux de dames aussi surprenants que stylés de l’énigmatique Rosalie Bibi  complètent l’approche artistique de la fête.

Guy Dewier

30 mars 2007

Précisions historiques

Le webmaster du site consacré au carnaval louviérois, http://www.laetare.be, m'a fait part de quelques précisions concernant l'histoire du carnaval. Il me semble intéressant de les reproduire ici mais je vous invite également à découvrir son site internet.

 G.Dw.

Juste une petite info: le carnaval de La Louvière a plus de 125 ans.
C'est en effet aux alentours de 1850 à Baume qu'il naît, mais il se
déroulait alors durant les jours gras.

En 1881, sur proposition d'une commission du folklore, un cortège 
carnavalesque est instauré à la Mi-Carême, le lundi de Laetare dès 1882.

C'est donc le 125ème anniversaire de la création du cortège que l'on 
célébrait cette année, pas celui du carnaval en tant que tel, même si 
cette "erreur" a été commise dans la manchette de la NG aussi, me 
semble-t-il.

Et pour pousser encore plus loin, ce n'était même pas la 125ème 
édition du cortège vu qu'il a été suspendu durant les deux guerres et 
aussi, si je me souviens bien, à la fin du XIXème à le suite de 
mouvements sociaux dans la région.
 

Sincères salutations
Fabian Schoeters

27 mars 2007

La marque du Laetare

medium_ScreenShot027.jpgLa période des carnavals s’étend, dans la région du Centre, du mardi gras à Pâques, ce qui correspond au Carême. C’est Binche qui ouvre la ronde avec ce qui est, sans doute, la référence folklorique, reconnu au patrimoine mondial immatériel de l’Humanité par l’Unesco.

Viennent ensuite, les carnavals du Feureu et, quelques semaines plus tard, ceux du Laetare. Chapelle, Houdeng et La Louvière.

Le carnaval louviérois a 125 ans d’existence. Il a connu des jours fastes et des jours moins fastes mais depuis les années 80, l’amicale des gilles louviérois et les autorités publiques ont redonné ses lettres de noblesse à la fête, en reprenant la maîtrise de la tradition du gille, tout d’abord et en insistant sur les caractéristiques propres au Laetare louviérois.

La tradition du Brûlage

Cela fait, maintenant, plus de cent ans que plusieurs sociétés de gilles, les Boute-en-train, les Maugrétout et les Boute-en-train, ont pris pour habitude de brûler les bosses des gilles. Le rituel a pris, aujourd’hui, la forme d’un gille empaillé qui s’embrase au dessus d’un feu de paille. La musique du brûlage, qui alterne une partie gaie et une autre plus triste, donne lieu à des postures indiquant la tristesse, puis la joie. Les gilles, à genoux, se frottent les yeux avec un mouchoir avant de se relever pour danser une dernière fois autour du feu.

 

La tradition du Brûlage des bosses est la marque de fabrique du laetare louviérois.

Mais il y a aussi les géants, D’jobri et D’jobrette, inspirés de Joseph Brismet un célèbre tenancier de café et de son épouse.

Les deux personnages ouvrent traditionnellement le cortège du lundi.

Des géants et une tradition du brûlage des bosses, ce sont les principales caractéristiques que revendiquent les défenseurs du folklore louviérois.
Mais il en est une autre, moins perceptible si on ne se rend pas sur place, la convivialité des gilles et des acteurs du carnaval. Pendant trois jours, ils sillonnent les rues du centre-ville en se mêlant à la foule, en traînant derrière eux leurs sympathisants. Ceux qui ont la chance de participer au ramassage du dimanche matin gardent un souvenir impérissable de cette convivialité.

Et puis, il y a tout un monde dans les bistrots, des gens qui s’élancent aux airs de la fête et qui terminent leur soirée dans les cafés de la ville. L’ambiance y est très bière mais là aussi, les visiteurs qui connaissent la réputation des louviérois reviennent régulièrement pour chanter et danser avec les loups.

Si la fête se clôture raisonnablement vers minuit le dimanche et le lundi, le défoulement du mardi, s’étend, lui, jusqu’aux petites heures.

Guy Dewier

 

A voir sur ACTV, ce mardi, le magazine consacré au carnaval de La Louvière 2007

ACTV propose également un  DVD du Laetare louviérois

 

21 mars 2007

Le gille est parti en fumée

Le carnaval de La Laetare s’est terminé hier soir sur une tradition typiquement louviéroise. Le brûlage des bosses, inscrit au programme de quelques sociétés de gilles, les Maugretout et les Boute-en-train notamment, est véritablement un moment fort du carnaval.

Le Laetare 2007 s’est, finalement, faufilé entre les giboulées de mars. Comme chaque année, c’est, sans doute, le mardi qui a drainé le plus de monde en centre-ville. Il faut dire que la tradition du brûlage des bosses est un moment très prisé par les amoureux du folklore louviérois.

Les amis réunis est la seule société à se travestir pour l’occasion tandis que les Maugretout et les boute-en-train brûlent symboliquement un gille sur une musique qui alterne un air de tristesse et des accords plus gais.

Les autres sociétés de  gilles et de fantaisie font un dernier rondeau face à leur local et la fête se prolonge très tard dans la nuit.
Le mardi est généralement plus émouvant que les autres jours. Déjà apparaît le spleen de la fin de carnaval et, en même temps, la pression des jours de cortège est disparue. Les acteurs du carnaval, les musiciens, les spectateurs, tout le monde se libère autour de cette tradition louviéroise du brûlage des bosses.

Guy Dewier

20 mars 2007

Le cortège sorti du blizzard

Les gilles ont continué leurs chassés-croisés dans les rues du centre-ville ce lundi matin tandis que les fêtards avaient rendez-vous dans quelques cafés pour une tradition relativement récente. L'apéro confettis est devenu un moment fort du carnaval louviérois. Dans certains établissements, des orchestres animent cet avant-midi comme au "Camillo" sur la place Mansart.

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On était au coeur du Laetare, quelques heures avant le traditionnel cortège, la fierté des gilles et sociétés de fantaisie. Mais la météo prédisait des averses et les rois du carnaval étaient un peu crispés. Ils redoutaient cette pluie et leurs craintes se sont avérées. Une heure avant la formation du cortège, au lieu-dit "du Hocquet", le ciel s'est mis à envoyer des flocons de neige, parfois très volumineux, qui tombaient sur la collerette des gilles et sur les capuchons des rares téméraires qui s'étaient pointés au départ.

Puis, comme par miracle, aux premiers sons des trompettes et caisses, le ciel s'est apaisé. Les Sanchos, petite société de fantaisie ouvraient la marche, devant une autre, les Bî contints. Les géants trempés jusqu'au caleçon afficaient leur éternel sourire Djobri det Djobrette ouvraient le reste du cortège, paysans en tête et les six sociétés de gilles.
Aucune autre goutte d'eau n'est ensuite tombée pendant tout le parcours des rues Debrouckere et Albert 1er. Le public est revenu en nombre pour assister au rondeau final sur la place Mansart avant de se disperser dans les bistrots.
Le laetare est passé mais ce mardi, on brûle les bosses à La Louvière. Le stress est évacué, ne reste que la fête avec une larme pour la fin du carnaval qui se rapproche.

Guy Dewier

Carnaval de La Louvière

Laetare

Les Indépendants

19 mars 2007

Le carnaval sur ACTV

Les amoureux du carnaval pourront bien entendu voir de larges extraits de la fête sur Antenne-Centre. Dans les journaux quotidiens de lundi, mardi et mercredi tout d'abord et puis, le mardi 27 mars 2007, ACTV consacrera un magazine complet de 26 minutes aux trois jours de laetare.

Le reportage sera articulé autour d'une famille de commerçants photographes qui immortalisent les acteurs du carnaval depuis plusieurs décennies. Veronique Velinaire a débuté son commerce louviérois en 1978 mais elle a hérité cette passion de son père et de son grand-père.

Le 125ème carnaval du Laetare fête aussi cette année le 145ème des Gilles de Bouvy et le 40ème des Maugretout et Dames de Bouvy.

G.Dw.

Cum pluvis lupis laetare

Les loups se sont réjouit avec la pluie ce dimanche de carnaval. La journée a, en effet, été marquée par de nombreuses giboulées, parfois glacées, mais qui n’ont, en rien, entaché l’enthousiasme des gilles, paysans et autres acteurs d’un carnaval de La Louvière chaque année plus sûr de lui. C'est la 125ème édition mais son histoire est plus ancienne encore puisque la société des Gilles de Bouvy est née en 1862. Deux autres sociétés fêtent leur 40ème anniversaire, les Maugretout et les Dames de Bouvy

medium_ScreenShot025.2.jpgLa nuit était encore très noire, lorsque, ici et là, la lumière s’installa dans les demeures. Derniers préparatifs et champagne pour accueillir les autres gilles de la cagnotte et les visiteurs. Venus de La Louvière et d’ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à rendre visite aux gilles pour partager ce que la plupart des acteurs du carnaval considère comme le plus beau moment du carnaval. Lorsque le gille est habillé, qu’il secoue pour la première fois son apertintaille et qu’il entend dans le lointain, le roulement du tambour et la clarinette. Les autres viennent le chercher, ils arrivent, ils sont là et la première transe matinale libère l’émotion des derniers jours.

Ce dimanche 18 mars 2007, jour de mi-carême, les sociétés de paysans, de dames, de gilles et de fantaisie ont commencé d’affluer vers le centre-ville pour se rendre à la remise des médailles par les autorités louviéroises. Les Boute-en-train dessinaient un rondeau sur la place communale. Plus loin, les commerçants dégustaient les huîtres traditionnelles dans un café du Drapeau Blanc tandis que les Amis Réunis dansaient une dernière fois sur l’air de l’aubade matinale.
Il était presque neuf heures et le carnaval battait son plein sans se soucier du temps maussade qui dispensait de courtes averses.

La première pluie sérieuse de la journée allait s’abattre sur les groupes folkloriques vers 10H30. Une pluie accompagnée de rafales de vent et de quelques flocons de neige fondante. Mais cette péripétie n’a pas empêché l’ensemble des sociétés carnavalesques de se diriger vers la place communale pour danser en rondeau devant l’hôtel de ville. Le temps de se rendre compte du répit des averses et on a même pu voir quelques beaux chapeaux émerger de la masse. Le temps de retrouver ses amis autour d’une table de circonstance et puis retour sur les lieux de la fête avec de nombreux chassés-croisés qui ont animé le reste de la journée.
Les Dames de Bouvy avec leurs robes de tafta et leur parapluie participaient à la tradition. Le carnaval fêtait son 125ème anniversaire et la société des Maugrétout son 40ème carnaval.
En fin de soirée, le feu d’artifice annonçait la fin des réjouissances dominicales pour la plupart des protagonistes d’un laetare que la pluie aura quand même épargné finalement.

 

Guy Dewier

 

Vous pouvez découvrir des photos du Carnaval de La Louvière sur le site de Bernard Vanroye