08 mai 2008

Hold up avorté

Ecaussinnes 

C’est sans doute au sang-froid d’une employée de banque que l’on doit l’échec d’un braquage survenu ce matin dans une agence bancaire Axa de la rue Pouplier à Ecaussinnes. Prise momentanément en otage, la dame d’une cinquantaine d’années a réussi à s’isoler dans une pièce sécurisée et à appeler les secours. La police de la Haute Senne a rapidement bloqué le quartier mais les braqueurs avaient déjà pris la fuite, apparemment, sans butin.
Les faits se sont déroulés vers 8H du matin et auraient pu avoir de plus graves conséquences car l’agence se situe juste en face d’une école.

C’est, en effet, à l’heure où les enfants arrivent à l’école communale sud d’Ecaussinnes que les faits se sont déroulés. Des hommes armés et cagoulés ont brutalisé une employée de banque qui arrivait sur son lieu de travail et l’ont forcée à leur ouvrir le coffre.
Une mauvaise affaire pour les truands qui se sont à la fois retrouvés devant une caisse vide et devant une employée qui n’a pas perdu son sang-froid.

Piero Filié, le frère de l’otage qui en voyant le déploiement policier a vite compris que sa sœur pouvait être concernée, a pu la joindre au téléphone alors même qu’elle s’était retranchée dans une pièce sécurisée. Sa soeur ne semblait pas vraiment paniquée. Il l'a d'ailleurs décrite comme une dame qui n'a pas froid aux yeux.

Ce n’est, apparemment pas la première fois que l’agence Bougard est prise pour cible par des braqueurs. Les responsables d’Axa arrivés sur les lieux sont restés discrets et la police a rapidement pu faire son travail d’enquête. La police technique et scientifique est rapidement arrivée sur les lieux afin de relever les éventuels indices et on parle également de caméras de surveillance qui pourraient fournir également des pistes. Lors des braquages précédents, il semble que les auteurs ont, à chaque fois,  pu être appréhendés.
Ce jeudi, ils ont à nouveau fait chou blanc mais, faut-il le rappeler, grâce au sang-froid de l’employée de la banque.

Guy Dewier

22 janvier 2008

trois morts en 8 mois!

Duferco

Que se passe-t-il à l'intérieur des usines Duferco de La Louvière? Un accident est à nouveau survenu ce vendredi 18 janvier qui a coûté la vie à un chauffeurt allemand. Celui-ci était, apparemment occupé autour de son camion lorsqu'un chariot élévateur -clark - l'a percuté. Le conducteur du chariot avait la vue bouchée par des bombonnes de gaz qu'il transportait.
Cela fait donc trois accidents de travail en huit mois. En juin 2007, un autre camionneur d'une entreprise italienne avait perdu la vie également et le 27 novembre dernier, c'était un travailleur italien d'une firme sous-traitante qui s'est fait décapiter par un train de laminage.

A chaque fois, un comité de protection et de prévention extraordinaire se réunit et des mesures sont décidées. Mais ces mesures s'appliquent-elles aux travailleurs extérieurs à l'entreprise? Sont-elles bien communiquées aux intervenants occasionnels? S'agit-il d'une conséquence de l'augmentation de la production? Quand on sait que Duferco envisage de gérer le futur raccordement ferré de Garocentre, c'est inquiétant.

Face à ces questions un simple communiqué laconique de la direction et le grand silence de la délégation syndicale. Son Président, Roger Leclerc reste injoignable. Idem pour le délégué CPPT.

On annonce la venue de l'administrateur Antonio Gozzi au CPPT extraordinnaire éventuel ce mercredi prochain mais ce n'est pas encore décidé. La porte-parole du groupe Duferco, basée à Soral, en France, parle de plusieurs millions d'euros investis dans la sécurité au cours des années précédentes mais ne peut pas fournir d'explications sur les accidents pour cause d'enquête en cours. L'inspection du travail est injoignable.

Il est bien difficile de faire son travail de journaliste dans ces conditions. Peut-être aurons-nous des commentaires sur le nombre d'accidents qui surviennent dans l'usine à l'occasion des journées portes ouvertes qui devraient avoir lieu en juin prochain.

04 janvier 2008

Dames de la Croix: Un an après!

La Louvière 

Il y a un an, presque jour pour jour, le bâtiment des Dames de La Croix à La Louvière était la proie des flammes.  Le service incendie de La Louvière a déployé d’importants moyens pour venir à bout du sinistre et un arrêté de démolition a été pris par le bourgmestre Gobert.
Les bâtiments de l’ancien couvent auraient, de toutes manières
été rasés puisque l’entreprise Baïo l’avait racheté dans le but d’y construire trois blocs d’appartements.

a5b33edfc855de474885e0bd3cee7100.jpgLe bâtiment des Dames de la Croix, rue Chavée à La Louvière est littéralement parti en fumée le 4 janvier dernier. L’incendie, probablement dû à des personnes qui squattaient les lieux,  a ravagé tout l’immeuble dont la structure était composée en grande partie de boiseries. Très vite, il s’est avéré nécessaire pour la ville de La Louvière de prendre un arrêté de démolition afin de préserver la sécurité des riverains et de l’école primaire située à quelques mètres de là. Propriétaire depuis peu de l’ensemble des bâtiments, l’entreprise Baïo construction  avait cependant déjà l’intention de procéder à cette démolition en vue de les raser et d’y développer des immeubles pour 70 appartements. L’incendie a simplement précipité les choses. C’était assurément un coup dur pour l’entrepreneur qui a finalement dû sous-traiter l’enlèvement des décombres et la démolition pièce par pièce de l’ancienne chapelle mais l’entreprise, fondée par Vincent Baïo voici une vingtaine d’années, a pu trouver les moyens d’y faire face.
Il faut dire que l’entreprise exclusivement familiale a de nombreux projets en cours et compte déjà pas mal de réalisations entre dans plusieurs villes de Wallonie. De Ghlin à Dinant, en passant par Thuin, L’entreprise a mis son empreinte dans de nombreux quartiers de La Louvière. Elle est d’ailleurs largement impliquée dans le projet de rénovation urbaine du périmètre Boch.
Le projet des jardins de La Louve, qui s’érigera sur les ruines du bâtiment des Dames de la Croix a, lui, pu reprendre dans les délais prévus. Les riverains devront donc encore patienter quelques mois avant de retrouver la tranquillité mais le projet devrait relooker l’ensemble de la rue Chavée.

Guy Dewier

26 juillet 2007

Emprisonné en Turquie

La réputation des prisons turques est sans doute à l'origine de l'émoi sucité ces derniers jours par une affaire qui touche un louviérois. Ricardo Rascon est emprisonné depuis trois jours à Antalya, en Turquie, parce qu'il est soupçonné d'avoir voulu écouler de faux euros. L'intéressé se défend de cette accusation, invoquant une arnaque dont il aurait été victime à l'aéroport de Zaventem. C'est là, que selon son amie Stephanie, on lui aurait échangé un ou des billets de 500 euros contre de plus petites coupures.

La loi turque est beaucoup plus sévère que la nôtre et Ricardo Rascon a été mis d'office en garde à vue pour une période de quarante jours. Sans nouvelles de leur fils pendant plusieurs jours, ses parents ont, finalement, pu avoir des informations et ont de suite alerté le ministère des affaires étrangères.
Selon Marc Michielsen, le porte-parole des affaires étrangères, une visite consulaire est prévue pour ce vendredi à Ankara pour permettre à la diplomatie belge d'interférer en faveur du louviérois. Un avocat a aussi été mandaté par le Ministère des affaires étrangères, un avocat qui connaît les deux deux langues (français et turque) et qui maîtrise suffisemment les procédures juridique du pays.

Les parents espèrent une libération avant le délai des quarante jours, libération qui pourrait intervenir sous caution mais l'avocate commise par le Ministère préfère ne pas s'avancer. Il s'agira également de faire toute la lumière sur les explications du jeune homme.

 

Guy Dewier

18 juillet 2007

Retrouvailles

Lindsay Colmont, la houdinoise qui avait disparu de son domicile voici plus d'une semaine est réapparue.
La police de La Louvière avait lancé un avis de disparition pour cette jeune fille de 23 ans qui a donc réintégré le domicile de ses parents. les raisons de sa disparition momentanée semblent de l'ordre d'une discorde au sein de la famille. Tout semble être rentré dans l'ordre.

G.Dw.

27 mai 2007

Explosion dans une station-service

Péronnes-Lez-Binche 

Une explosion a détruit une station service à Péronnes-lez-Binche, au carrefour de la Nationale 27 et de la N55. La déflagration s'est produite vers 10H15 ce samedi matin alors qu'un utilisateur était occupé à faire le plein de son véhicule. La famille des exploitants de la station Q8 était présente dans le bâtiment mais ils ont pu sortir vivants. Les enfants sont légèrement blessés et la mère plus grièvement. Elle souffre de brûlures au visage.

Apparemment, une première explosion de moindre importance s'était produite le vendredi et le service d'incendie s'était rendu sur place. Tout était, semble-t-il, rentré dans l'ordre mais ce samedi, une autre explosion a ravagé l'ensemble du bâtiment. Arrivés dans les minutes qui ont suivi, les pompiers ont rapidement débayé les décombres. Il semble qu'un des hommes du service incendie a également été blessé au cours de l'opération.

Le Bourgmestre Laurent Devin est, lui aussi, arrivé sur place immédiatement et il a donné une conférence de presse deux heures après le sinistre. Une enquête est ouverte pour déterminer la cause du sinistre, surtout après la première intervention des pompiers.7395ccca6a028e2614365e5707d7ac33.jpg

GDW

Photo: Bernard Vanroye

09 février 2007

Le patron du Piper arrêté

Le propriétaire de l'établissement "le Piper" a été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction Blondiaux. On lui reprocherait des faits de proxénétisme à l'égard d'une (ou plusieurs) personnes mineures et également à l'égard de personnes majeures.

Cette arrestation ne semble pas liée à la fermeture du bistrot de nuit par ordre de Police et sur ordonnance du Bourgmestre Gobert mais elle renforce l'impression que l'endroit était déjà dans le collimateur des forces de l'ordre pour plusieurs raisons.

 

G.Dw.

Trafic d'armes international

Le week-end dernier, la Police Fédérale a mené 26 perquisitions dans l’arrondissement judiciaire de Mons conjointement à ceux de Charleroi et d’Arlon.
Elle a mis la main sur plusieurs personnes impliquées dans un trafic d’armes à l’échelon international. Des perquisitions ont eu lieu dans la région de La Louvière sans plus de précision de la part du parquet.  Très discret sur l’affaire, ce dernier a cependant exposé le butin de la police ce matin au commissariat de la PJF de Mons.

 

Deux mille cartouches, une 30aine de chargeurs, des berettas, des 8 mm, du matériel de fabrication de munitions, un M16 américain, bref, de quoi assiéger de nombreux fourgons ou banques, c’est le butin sur lequel le PJF de Mons a mis la main le week-end dernier. Ce qui est clair pour les inspecteurs, c’est que l’arsenal était destiné au grand banditisme. L’enquête a débuté voici six mois et a donc conduit à la mise sous écrou de 7 personnes au total, 6 lors de l’opération de samedi et une autre cette semaine. Selon les enquêteurs, une partie importante de ce trafic avait pour cadre la proximité de La Louvière mais le Juge d’instruction Lefevre est resté discret pour préserver l’enquête qui est toujours en cours.

Si les enquêteurs se félicitent de la coopération entre les services, il faut cependant signaler que la police de La Louvière n’était pas au courant de l’opération, tout au plus lui a-t-on demandé de mettre un de ses cachots à la disposition du PJF.

Les 7 personnes ont été inculpées du chef de trafic d’armes international et écrouées à Mons.

Selon les policiers, des armuriers ayant pignon sur rue disposent parfois d’un stock d’armes non déclaré qui alimente les trafiquants. Parmi les armes exposées ce matin, le MG 42 de la seconde guerre mondiale avait réellement de quoi impressionner les journalistes présents.

De son côté, la chambre du conseil de Mons a confirmé l'incarcération des six personnes arrêtées la semaine dernière.

G.Dw.

Incendie mortel à Houdeng-Goegnies

Un incendie a fait deux morts ce vendredi matin à Houdeng-Goegnies. Le Feu, qui s'est déclaré vers 5H du matin, semble être dû à un court-circuit. Les habitants de l'habitation de la rue Decroly ont été surpris par les flammes et les fumées. Le service d'incendie de La Louvière a rapidement déployé d'importants moyens pour circonscrire le sinistre mais les hommes du lieutenant Prévost n'ont pas réussi à sauver les deux septuagénaires présents dans leur maison. La police de La Louvière était également sur place, notamment avec sa cellule d'aide aux victimes. Le fils du couple décédé, domicilié quelques rues plus loin, était sous le choc. Il a été encadré par les voisins dans les heures qui ont suivi le drame.

G.Dw.