26 avril 2007

Changement de réseau pour l'ICES

La Louvière 

Le dossier de la reprise de l’ICES Leon Hurez par la Province semble en bonne voie. Il a été évoqué au Conseil communal louviérois de ce lundi et une assemblée du personnel affilié à la CGSP du Centre a eu lieu le lendemain. Il semble que les enseignants et la direction d’école ont eu des réponses à leurs préoccupations mais le sujet de l’avenir de l’enseignement technique et professionnel dans la région reste préoccupant.

C’est le conseiller Ecolo-communiste Jean-Pierre Michiels qui a soulevé le point relatif à la reprise de l’enseignement ICES Leon Hurez par la Province de Hainaut.
Selon lui, les motivations du pouvoir organisateur, entendez la ville de La Louvière , sont essentiellement d’ordre économique. Il a également tiré la sonnette d’alarme sur l’absence de prospective du monde politique local pour s’inscrire dans les centre de technologie avancée et les bassins scolaire, des réformes imminentes qui positionneront les enseignements de nos voisins carolos et montois en meilleure place.

Même son de cloche à la CGSP secteur enseignement. La région du Centre risque de rester sur le carreau. Pour Yves Herlemont, on risque de dualiser l'enseignement. D'un côté, des villes qui auront leur bassin scolaire, leur CTA et, de l'autre, un enseignement qui recueillerait les moins bons éléments. Le permanent enseignment de la CGSP du Centre craint pour l'avenir de ce secteur dans la région.

En attendant, que ce soit pour des raisons d’économies ou par soucis de conforter l’enseignement, la reprise de l’ICES par la Province , va devenir une réalité. Elle serait déjà intervenue plus tôt si la mauvaise communication et un climat pré-électoral n’avait provoqué des réactions affectives.

Cette fois, il semble que le personnel ait obtenu de bonnes garanties.

Signalons encore que la direction d’école restera également en place. La reprise est prévue, elle, pour la prochaine rentrée scolaire.

21 avril 2007

Souvenirs d'école

LA LOUVIERE 

L’Athénée Royal de La Louvière fêtait ce week-end son 125ème anniversaire.L’Ecole Moyenne pour jeunes filles qui est à l’origine de la création de l’Athénée a, en effet, été fondée en 1982 sous l’impulsion de Gustave Boël et s’est installée dans le château Mairaux.
Plusieurs évènements-clés ont jalonné l’histoire de cette institution scolaire qui avait lancé un appel aux anciens élèves pour une journée de retrouvailles dans une ambiance conviviale. La Ministre-Présidente de la Communauté Française , Marie Arena, était présente à la séance académique.

C’est en présence de Marie Arena, Ministre-Présidente de la communauté française que s’est déroulée la partie protocolaire de ce 125ème anniversaire.
Un discours en réponse aux attentes formulées par le préfet de l’école sur les moyens d’assurer l’avenir de cet enseignement généraliste, une école à caractère humain et respectueuse des traditions de travail et de discipline. L’institution a été fondée en 1882. A l’époque, il s’agissait de créer une Ecole Moyenne pour Jeunes Filles pour être le versant Laïc de l’Institut des Filles de Marie. Vint ensuite, en 1987, l’Ecole Moyenne des Garçons, à la rue du temple puis la création d’un cycle d’humanités complètes en 1927. Ils étaient nombreux ce samedi à revenir sur les lieux de leurs années scolaires. Certains sont à peine sortis l’an dernier mais d’autres sont de véritables anciens.
Raymonde, Francine et Marcelle ont appris presque par hasard l’évènement et elles en ont profité pour évoquer leurs souvenirs d’avant la seconde guerre mondiale. Raymonde, sortie et 1937, Francine en 1939 et Marcelle en 1942 ont pris plaisir à évoquer leurs souvenirs. Francine s’est rappelée de la session d’examens de fin d’étude reportée pour cause de déclaration de guerre et les trois se sont souvenues de Madame Hannon, une directrice qui ne badinait pas avec la discipline. Depuis l’école moyenne pour jeunes filles est devenue le Lycée Royal puis l’Athénée Royal ensuite lorsqu’il a fusionné avec l’école Moyenne des garçons et enfin, avec l’école moyenne de Houdeng. On retiendra également la période de la seconde guerre mondiale et la statue de Marguerite Bervoets à l’entrée du Parc qui rend d’ailleurs hommage à deux héroïnes du conflit qui ont fréquenté l’Ecole.

G.Dw.

A propos du Tourisme

LA LOUVIERE 

Vous avez dit Tourisme ? Une question qui intitulait le colloque organisé ce vendredi soir par l’ISFEC, l’institut supérieur de formation économique du Centre. L’institut qui fait partie de la Haute école Roi Baudouin forme en effet des bacheliers en tourisme. L’occasion pour ces élèves de se rapprocher des décideurs. Cela se passait à la maison des associations de La Louvière. Les intervenants issus du secteur mais aussi patrons d’entreprises avaient été choisis pour leur dynamisme.

Il y avait du beau monde à la table composée par l’ISFEC pour débattre du Tourisme, des atouts de la Wallonie , de notre région des synergies à développer entre les lieux, les activités et les institutions. L’implantation louviéroise de la Haute Ecole Roi Baudouin forme, entre autres des bacheliers en tourisme.
Elle a donc eu l’idée d’organiser ce colloque auquel elle a notamment invité Eric Domb, président de l’Union Wallonne des entreprises et créateur du Parc Paradisio, Marjolaine Hanssens, directrice du Domaine de Seneffe et Michel Vankeerberghen, directeur des Grottes de Han.
Le débat animé par Luc Rivet, ex-journaliste RTBF, ambitionnait de mettre en valeur l’esprit d’entreprise dans le secteur du tourisme et surtout de resituer les types d’initiatives touristiques qui font la particularité de la Wallonie  On est évidemment loin des attraits touristiques de la meuse et des Ardennes dans la région du Centre mais le secteur touristique peut aussi y être développé. Ce n’est pas Eric Domb qui dira le contraire, lui qui a eu le culot d’implanter son parc d’attraction dans une région similaire à celle de la région du Centre. Il a également répondu présent à l’invitation de l’ISFEC auquel il doit notamment la formation de quelques membres de son personnel. Pour le Président de l’Union Wallonne des entreprises, tout est possible pour autant qu’on y croie. De la créativité, c’est généralement la clé du succès des entreprises et à plus forte raison dans le tourisme où, pour la directrice du domaine du Château de Seneffe, il faut pouvoir oser mélanger les genres. Au départ, le Château de Seneffe est un musée mais les animations proposées attirent aussi bien les amoureux des parcs et des expositions florales que les amoureux de l’orfèvrerie. Le débat était organisé par l’ISFEC avec bien entendu la collaboration des étudiants en tourisme.

 

G.Dw.