16 décembre 2007
Une galerie tournée vers le futur
La Louvière
La Galerie marchande du Drapeau Blanc - qu’il ne faut pas confondre avec la Galerie d’Art du Drapeau Blanc déménagée quelques maisons plus loin – a ouvert ses portes voici quelques semaines. Elle a été rachetée par trois personnes qui souhaitent lui redonner vie, voire plus. Fermée au public pendant plus de douze années, elle réapparaît aujourd’hui au grand bonheur des louviérois dont on n’imagine pas qu’elle leur manquait autant. Trois personnes d’origine turque se sont associées pour mener à bien ce projet et il faut dire que c’est déjà bien parti.
On s’était donné rendez-vous dans la galerie du Drapeau blanc mais on n’avait pas fixé d’heure. Ayhan Yavuz avait dit qu’il était toujours là. En apercevant l’homme au look un peu artiste, armé de fins gants de travail et affairé sur un des murs de la galerie, je ne pensais pas me trouver face à un commerçant. On devait se voir pour évoquer l’ouverture de la galerie.
Des graviers collés au ciment sur des rectangles du mur de la galerie, côté rue des Amours. Il me parle de ce travail conséquent. Six semaines pour réaliser une de ces œuvres où les cartes mères de récup symbolisent l’activité humaine et les formes géométriques l’évolution de l’activité humaine en perspective de l’univers.
Le futur décrit par Ayhan est angoissant et cela contraste énormément avec la gentillesse et l’enthousiasme de l’homme. Sans doute ses réalisations sont-elles inspirées de son parcours d’ingénieur en Biotechnologies
et ses recherches sur les nanotechnologies. Oui, sans doute, car Ayhan est très préoccupé par les dérives liées à ces découvertes qui vont révolutionner les rapports entre les hommes.
Mais au départ, c’est surtout par reconnaissance pour celui qu’il appelle Monsieur Marsan, le précédent propriétaire de l’espace galerie qu’il a entrepris cette démarche artistique. Les deux hommes sont amateurs d’art et de culture.
C’est à peine si nous évoquons l’ouverture de la galerie, voici quinze jours. Anna Kiss, le négoce à l’entrée de la galerie fut le premier locataire, les autres ont suivi, Mirella, un snack, une esthéticienne et d’autres magasins de mode. Il reste à peine une cellule sans occupant. Deux ou trois autres sont déjà réservées et les décorations de fin d’années ont achevé de réchauffer l’atmosphère.
Mirella Terragnolo a quitté la rue Keramis pour s’installer avec ses collections dans cet espace commercial, à quelques pas du centre-ville. Elle souhaite participer à la renaissance de la galerie. C’est sa pierre à la
dynamisation de sa ville.
C’est en suivant Ayhan Yavuz dans la galerie que nous avons fait connaissance avec les commerçants tout en l’écoutant nous parler de ses projets. Au passage, il est question de théâtre, de musique, de troupes, de groupes, de musiciens. Il a découvert une salle à l’étage, où trônent encore les souvenirs du cinéma Cineap. C’était le concurrent direct du Stuart, les deux cinémas les plus populaires de La Louvière mais le Cineap a fermé ses portes voici plusieurs dizaines d’années.
Guy Dewier
* C'est au "Cineap" que j'ai vu mon premier film. "Autant en emporte le vent". On serait perverti avec moins de romantisme que ça, non? Bon, le deuxième, c'était Woodstock, ça change un peu.
14:15 Publié dans Economique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Galerie, Drapeau Blanc, La Louvière, Ayhan Alvuz, Guy Dewier
Histoire et commerces
On se balade, on rencontre des personnes, on découvre. Certaines de ces galeries sont devenues célèbres –Galeries Saint-Hubert ou Agora, à Bruxelles, Carolywood à Charleroi,…-
Elles font désormais partie de l’histoire des lieux et des gens.
A La Louvière , la galerie Cora est devenue un lieu de promenade, de lèche-vitrine. L’ensemble commercial a une incontestable valeur sociologique même s’il a avant tout une vocation commerciale. Un espace champignon, diront ses détracteurs, à seule vocation d’encourager la consommation. Oui, bien évidemment mais les villes sont nées sur ce mobile. Gand, Anvers, Gand, Mons, Bruxelles, et, bien plus tard, La Louvière ont concentré l’activité économique et commerçante avant de construire leur véritable histoire.
Avec ses 78.000 habitants et son centre-ville, La Louvière au passé relativement court se devait de créer également des évènements commerciaux durables. La galerie du Drapeau Blanc, à quelques mètres du centre géographique de la ville, a connu une aventure difficile. Ouverte au public voici une trentaine d’années, elle s’est éteinte dans les années 90 et est restée abandonnée, puis fermée au public. Il a fallu qu’une famille de commerçants aux affaires prospères lui trouve une vocation de galerie artistique pour qu’on s’y intéresse à nouveau. La famille Marsan – ou Manjak avant qu’elle change son patronyme – a exposé des œuvres d’artistes d’ici et d’ailleurs dans l’espace qui ouvrait la galerie. Le reste du passage qui mène à la rue des Amours a été fermé au public pendant une dizaine d’années.
Aujourd’hui, l’espace d’exposition a émigré quelques maisons plus loin et la galerie a été revendue. C’est une association de personnes qui en a fait l’acquisition. Elle a rouvert des portes au début de décembre. Une nouvelle histoire commence donc pour cette galerie dont les cellules sont déjà presque toutes occupées.
Guy Dewier
* Cet article comprend beaucoup d'approximations sur l'histoire de la galerie. Si vous avez des informations complémentaires ou des souvenirs personnels, merci de me renseigner.
14:05 Publié dans Economique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : galerie, drapeau blanc, la louvière
23 mars 2007
Duferco investit Garocentre
Duferco a annoncé sa volonté d'investir 4 millions d'euros dans la finalisation de la plate-forme multimodale de Garocentre. Le sidérurgiste italien, plus gros employeur privé de la région du Centre, a des besoins en logistique. La récente joint venture réalisée avec les Russes de Novolipetsk implique, notamment, l'augmentation du charroi au sein du réseau ferré de l'entreprise et l'augmentation des capacités de transport.
La nouvelle a été annoncée ce mardi par les membres de l'action commune socialiste du Centre (Syndicalistes et représentants politiques).
Mais Duferco a mis ses conditions à ces investissements. Son président, Antonio Gozzi souhaite avoir la maîtrise de la plate-forme. Il envisage de travailler avec les autres investisseurs sous forme de conventions.
Déjà, des voix s'élèvent parmi les forces vives de la région contre ce qui apparaît comme un accord léonin, une situation monopolisitque dangereuse pour l'avenir de la région.
Ainsi le député régional wallon, le socialiste Maurice Bodson veut attirer l'attention du ministre compétent de la Région wallonne contre ce qui constituerait, selon lui, un frein au développement de Garocentre même s'il reconnaît l'intérêt économique du développement de l'entreprise Duferco.
G.Dw.
08:25 Publié dans Economique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Duferco, Garocentre, investit
27 février 2007
Des briques en béton.
C’est que depuis que le produit phare a obtenu le prix de l’innovation, la société a le vent en poupe et la famille vient de s’agrandir en accouchant de deux nouveaux produits étonnants. Même s’il présente les mêmes qualités d’économie d’énergie, de maniabilité, d’économie de mortier et de rapidité de pose, le stabobloc, est plus petit et plus maniable que le bloc Besto tandis que la stabobrique poursuit un but plus esthétique tout en concurrençant la brique de terre cuite.
Agostino Ditrapani n’est donc par resté inactif après avoir inventé le besto, c’est à nouveau à lui que Roosens doit la mise au point de ces deux nouveaux produits.
Le marché, cette fois, n’est plus uniquement celui des professionnels de la construction mais bien monsieur tout le monde qui devrait pouvoir trouver des staboblocs, des stabobriques et bien sûr des Besto dans les magasins Brico et autres.
Si les promoteurs de ces produits reconnaissent qu’il faut encore convaincre les plus réticents, ils mettent cependant l’accent sur l’économie de main-d’œuvre qui peut ainsi être réalisée et quand on sait que les prix des matériaux de constructions sont en forte hausse, on imagine que le gain sur les techniques de pose doit valoir son, pesant d’argent.
Les allées du salon de la construction, de la rénovation et de l’aménagement seront certainement encore noires de monde pendant les deux prochains week-ends malgré ces hausses de prix. Si vous avec l’intention de vous y rendre, vous trouverez facilement le stand de la société Roosens à l’entrée du palais 5. Jusqu'au 4 mars 2007.
G.Dw.
15:25 Publié dans Economique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : besto, roosens, batibouw, stabobloc, stabobrique



