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30 janvier 2008

MR versus PTB

La Louvière 

Après 14 mois de partage du pouvoir, socialistes et libéraux louviérois vont-ils connaître leur première crise de régime ? Et, ironie du sort, ce serait, alors, le nouveau parti PTB qui aurait introduit le vers dans la pomme violette à propos de la création d’une maison médicale prodiguant des soins gratuitement.797c1b8f1d7d1d8e3850b4261b160e82.jpg

On sait que c’est là une revendication du parti d’extrême-gauche, celui-ci ayant largement inclus ce thème dans sa campagne. Son leader, médecin de profession, a, d’ailleurs été à l’origine de la création d’un tel centre de santé appelé « médecine pour le peuple » à La Louvière. Quel en est le principe ? Deux ou trois médecins reçoivent dans une maison aménagée des patients en situation précaire et ne leur réclament aucune intervention financière. Les praticiens sont simplement rémunérés par l’INAMI en remboursement de leur prestation. Et le PTB en a fait une revendication politique. Pour lui, le CPAS doit mettre en place le même type d’outil pour atténuer la hausse du coût des soins de santé pour les moins favorisés.

347b03c852e530c267a9b1ff762d105d.jpgL'idée ne fait pas partie de celles, parfois très extrêmes qu'émet le PTB. Il existe déjà un relais social à la Louvière qui prend en charge médicalement une partie des bénéficiaires de l’aide sociale et des Sans Domicile Fixe. La Présidente du CPAS, Danièle Staquet ne cache pas non plus qu’une demande a été introduite auprès du Ministère des Affaires sociales pour le financement d’une étude de faisabilité.
L’exemple de la maison médicale du CPAS de Frameries –Majorité Socialiste-Cdh – a été cité.

« Holà camarde,  comme vous y allez » S’est exclamé le MR. Pas question d’alourdir la machine social plus qu’elle ne l’est actuellement avec un CPAS dont le budget s’élève à 40 millions d’euros. Et le tout jeune conseiller communal réformateur, Jonathan Christiaens de dénoncer la démagogie du PTB, lequel ferait croire à une médecine gratuite alors que les soins sont pris en charge par la sécurité sociale.
Pour lui, le parti gauchiste exploite la désinformation et la communication pour mettre à mal les libertés individuelles"

Jonathan Christiaens : « Dire que notre système actuel n’est pas solidaire des personnes précarisées est une insulte. Aujourd’hui, les travailleurs, les actifs paie plus cher que les veuves, orphelins, invalides, personnes sous statut OMNIO, BIM et le principe du MAF (maximum à facturer) est un garde-fou. Le tiers-payant (partie supportée par le patient – est un principe politique destiné à éviter la surconsommation.  Nous ne pouvons pas continuer à laisser dire n’importe quoi et, surtout pas, par un parti qui pratique une telle démagogie »

Mais revenons au conseil communal un instant, pour constater que le point relatif au principe d’une maison médicale avait été soumis lors du conseil de ce lundi 28 janvier. Il a été reporté par le Bourgmestre pour des raisons techniques mais sera soumis à délibération et à un vote ce jeudi.

Ca promet quand même une belle partie de stratégie politique car, si Ecolo a marqué ses distances avec le discours du PTB tout en prônant des mesures sociales en matière de soins de santé, si le CDH a défendu le côté social de certains médecins, le PS est resté en observation du débat.

Une réunion de majorité est programmée juste avant la séance publique du conseil communal de ce jeudi qui devrait aussi voir s’expliquer les différentes opinions sur le vote du budget communal. Les deux composantes devraient trouver un accord d’ici-là sur la question, à moins que le Bourgmestre Gobert ne trouve la parade en renvoyant la balle à l’échelon supérieur.

G.Dw.

29 janvier 2008

Conseil

La Louvière 

Présenté à la presse ce lundi matin et aux conseillers ce lundi soir, le budget communal de La Louvière sera discuté et soumis au vote ce jeudi. Mais le conseil communal de ce lundi avait également une série de points à débattre et ils le furent parfois avec tension. Une maison de quartier qui peine à voir le jour, une maison médicale dont le MR ne veut pas et quelques permis d’urbanisme qui posent problème, ce fut le menu de la réunion.

Ecolo a annoncé son intention d’introduire un recours auprès de la tutelle régionale pour non respect du code de la démocratie locale. Selon la conseillère Muriel Hanot, le point inscrit par le collège pour la ratification d’une procédure négociée dans le cadre de la construction d’une maison de quartier à Houdeng ne respecte pas l’esprit du code de la démocratie. La conseillère a remis en cause la notion d’urgence et soupçonné la majorité de dissimuler des erreurs techniques dans l’élaboration du cahier des charges. Un point de vue que ne partage évidemment pas le Bourgmestre Gobert pour qui le risque de perte des subsides justifie l’impérieuse nécessité du vote de ce point. Premier accroc entre l’opposition et la majorité mais pas le dernier.

Le Cdh est, lui, intervenu pour défendre l’avis des riverains du Moulin Collet dans le projet de construction de 45 appartements à la rue de Bignault, estimant que le projet nuit au quartier. Pour l'heure, le collège doit encore se prononcer sur le nouveau projet soumis par le maître d'oeuvre mais des avis sont encore nécessaires. Il semble cependant que, même revu le projet ne plaise ni aux riverains à cause de la dérogation au schéma de structure en matière de densité de logements ni au Cdh qui estime que le projet ne s'intègre pas harmonieusement au quartier. Le Cdh, rejoint par Ecolo dans le refus du projet.

Maison médicale

le PTB a également provoqué le débat en conseil communal à propos de la création d'une maison médicale pour les personnes défavorisées. Le parti s'appuyait sur une étude de l’Institut Scientifique de Santé Publique qui démontre que 21 % de la population hennuyère déclare postposer des soins en 2004 alors qu’ils n’étaient que 13% en 2001. Le PTB a aussi extrapolé les chiffres à une zone comme La Louvière et en déduit que une personne sur quatre a des difficultés à se soigner.Le parti a donc plaidé pour qu'il y ait un vote de principe sur la création prochaine d'une maison médicale à La Louvière. On notera à ce sujet le tollé du MR qui, par la voix de son conseiller, Jonathan Christiaens, qui a dénoncé le leurre de la médecine gratuite puisque l’INAMI couvre le tiers payant et appelé à ne pas sombrer dans l’assistanat qui déresponsabilise l’individu.

Quant au parti socialiste, il est certainement plus mitigé sur la question puisque le CPAS gère déjà un relais social à destination de ses bénéficiaires et des SDF. La Présidente du CPAS a d'ailleurs fait allusion à une demande de subside de 10.000 euros pour financer une étude de faisabilité d'une maison médicale telle que celle qui existe dans l'entité de Frameries.

Le prix des croutes

Le groupe Ecolo avait également prévu une question d'actualité sur l'augmentation importante du prix des repas scolaires dans les écoles communales desservies par la cuisine du CPAS. Une hausse qui fait mal au portefeuille des parents puisqu'elle atteint 30% pour les repas complets et 60% pour les demi-repas. Las, le bourgmestre Gobert a estimé que le point avait été discuté au conseil de l'aide sociale et n'avait donc pas sa place en question d'actualité du conseil communal. La problématique est sans doute interpellante dans une région où de nombreuses familles éprouvent des difficultés financières mais est-ce une question qui relève du CPAS ou de l'enseignement? Quid d'une comparaison avec d'autres fournisseurs, d'autres villes...

TMC

L’affaire Tacal a aussi été évoquée au cours de la séance de ce lundi à propos de l’avenir des deux contrats qui lient la ville à l’entreprise. Rien d’irrégulier ni aucun retard à signaler de ce côté-là mais il n’en demeure pas moins que la ville reste attentive à l’évolution du dossier judiciaire.

Quant aux contrats en cours entre la société TMC et le foyer louviérois, le Bourgmestre Jacques Gobert a renvoyé les interpellations vers l'institution elle-même au sein de laquelle les groupes politiques ont des représentants.

G.Dw.

28 janvier 2008

Budgets

La Louvière 

C’est ce soir que le conseil communal de La Louvière se penchera sur les finances. A l’ordre du jour, la présentation des budgets Police, CPAS et ville. Pour des raisons d’organisation et vu la manne d’informations, les autorités communales ont pris l’habitude de présenter ces documents à la presse le matin-même. Pas de grandes surprises ni sur le plan fiscal ni pour ce qui concerne le fonds des communes. On retiendra simplement que la dotation communale au budget Police a diminué alors qu’elle a augmenté pour le CPAS.

0e27527e31055207d3b38bfd555943a1.jpgPlus trois millions d’euros pour le CPAS et moins trois millions d’euros pour la police qui boucle ainsi son budget 2008 en puisant dans les réserves mais le commissaire Demol a quand même annoncé d’importants investissements en matière de bâtiments. Pour ce qui est du budget 2007 de la ville de La Louvière, il est surtout marqué par la volonté de renforcer le statut du personnel communal, de maîtriser les coûts déchets et énergie et par une donnée cruellement manquante, à savoir, le montant du fonds des communes sur lequel la ville peut compter. En attendant, l’échevin des finances a pris l’option d’inscrire à cette page, des montants minimum tout en revendiquant des montants plus importants. La réforme du fonds des communes devra intervenir avant 2009, c’est certain mais il n’y a toujours pas d’accord politique à la Région Wallonne. En attendant, il a bien fallu boucler le budget avec des données imprécises afin d’avancer sur une série de mesures. Comme les revalorisations barémiques du personnel communal, par exemple.16f3f72914bcc0387c230712990be5d5.jpg

Jacques Gobert, le Bourgmestre de La Louvière s’est dit assez content du budget que présentera ce lundi soir la majorité politique. Présenté comme volontariste et positif, l’exercice comptable fait la part belle à une série d’investissements pour un montant de 32 millions d’euros dont 2 millions 500 mille euros sur fonds propres. On notera à ce propos l’étude que financera le CRAC pour la future cité administrative mais aussi la réfection des voieries, de ronds points, de parcs publics, d’aménagements scolaires ou la rénovation urbaine comme pour le périmètre Boch. Enfin, si l’échevin des Finances Jean Godin ne cache pas son inquiétude pour l’avenir du coût de la gestion des déchets, il rappelle aussi que la fiscalité reste inchangée.

Guy Dewier

25 janvier 2008

Les voeux du Cdh

La Louvière 

Le Cdh louviérois émet des doutes sur les chiffres avancés tant par la presse que par le Président du foyer sur la proportion des marchés publics attribués à TMC dans le Programme exceptionnel d’investissement du foyer louviérois. C’est une des informations parmi les nombreux points soulevés par le parti humaniste au cours d’une conférence de presse où la politique de la majorité a été passée au crible.

Rien n’a été épargné aux gestionnaires louviérois tant à propos de la gestion des déchets que du logement ou de la sécurité. Un Cdh qui a tenu à remercier la presse sans laquelle il ne saurait pas grand chose de ce que fait la majorité. On le comprend. Le parti humaniste est assez amer d'être tenu à l'écart des décisions importantes.

« Ils ont à redire sur tout » c’est une expression locale qui convient bien au Cdh de l’actuelle mandature. Et pour le dire, le parti humaniste avait rassemblé toutes ses forces. Les conseillers du CPAS, les jeunes espoirs de parti, les plus anciens, les hommes, les femmes, tous les représentants des institutions, bref, ils s’y sont mis tous pour critiquer la politique de la majorité socialiste-libérale.

Sur l’affaire TMC, par exemple, le parti orange ne comprend pas les déclarations du président du foyer louviérois. Hier, les retards étaient dûs au monopole de l’entreprise de Mourat Tacal. Aujourd’hui, il n’aurait plus que 18% Le Cdh attribue quand même quelques bons points comme pour logicentre mais pas pour  le logement en général. Il souhaite un échevinat du cadre de vie qui reprend toutes les données logement, environnement, propreté. Pour les humanistes, la campagne propreté justement est un flop.
Mais les humanistes tirent aussi sur la politique de la jeunesse regrettant la part belle faite au centre Indigo qui pourtant ne cible qu’une toute petite partie des jeunes.

C’est également en pensant aux jeunes que Michaël VanHoolandt, le jeune conseiller cdh s’en est pris récemment aux priorités policières. Pour lui, on banalise l’impact de la consommation et du traffic de drogue sur le territoire de La Louvière.

Enfin, on relèvera la proposition du conseiller Yves Drugmand à propos de la gestion des déchets. Il pose clairement la question du devenir d’Itradec. Pour lui, l’intercommunale doit se concentrer sur la biométhanisation et envoyer le reste à l’incinérateur d’Ipalle. C’est en tous cas, un choix qu’il faudra évaluer dans les prochains mois. 

GDW

Duferco communique

La Louvière

Timide communication chez le sidérurgiste Duferco. A l'issue du conseil d'entreprise extraordinaire qui s'est tenu ce jeudi matin au siège louviérois de l'entreprise, la direction a enfin communiqué avec la presse.
Elle annonce une série de mesures pour améliorer la sécurité dont elle fait une priorité.
Les organisations syndicales, elles, se taisent dans toutes les langues.

Il aura donc fallu 3 accidents mortelms en l'espace de 8 mois pour qu'Antonio Gozzi accepte de parler à la presse de la sécurité dans les installations de Duferco. Il l'a fait par téléphone depuis son bureau de la rue des rentiers à la Louvière.
Pour dire que la sécurité est, pour lui, une priorité absolue, qu'il stresse quotidiennement l'encadrement pour que les mesures soient appliquées et que l'augmentation de la production - de 1,5 millions de tonnes par an à 3 millions de tonnes - soit liée à une refonte complète de l'approche logistique. Il fait allusion à la gestion de la voie d'eau, de la plateforme multimodale et au raccordement ferré.
"On a atteint un seuil critique en matière de logistique. Notre réflexion et notre engagement vers la création d'une société de gestion des flux va dans ce sens"

Quant aux accidents proprements dits, il rappelle que ce sont, à chaque fois des sous-traitants de l'entreprise qui en ont été victimes - Un chauffeur italien en juin 2007, un technicien de maintenance en novembre 2007 et un chauffeur allemand en 2008- Il annonce également la création d'un passeport sécurité comprenant un ensemble de contrôles -machnines, véhicules - et de règles à connaître avant de pénétrer dans l'usine.

Quant aux organisations syndicales, elles restent injoignables. Il faut dire que le président FGTB de la délégation a fort à faire avec le club de football dont il est devenu le vice-président récemment. Et pour cause, son président, Murad Tacal est en prison pour fraude fiscale.
Il faut dire aussi qu'on est à  quelques mois des élections sociales.

Guy Dewier

22 janvier 2008

trois morts en 8 mois!

Duferco

Que se passe-t-il à l'intérieur des usines Duferco de La Louvière? Un accident est à nouveau survenu ce vendredi 18 janvier qui a coûté la vie à un chauffeurt allemand. Celui-ci était, apparemment occupé autour de son camion lorsqu'un chariot élévateur -clark - l'a percuté. Le conducteur du chariot avait la vue bouchée par des bombonnes de gaz qu'il transportait.
Cela fait donc trois accidents de travail en huit mois. En juin 2007, un autre camionneur d'une entreprise italienne avait perdu la vie également et le 27 novembre dernier, c'était un travailleur italien d'une firme sous-traitante qui s'est fait décapiter par un train de laminage.

A chaque fois, un comité de protection et de prévention extraordinaire se réunit et des mesures sont décidées. Mais ces mesures s'appliquent-elles aux travailleurs extérieurs à l'entreprise? Sont-elles bien communiquées aux intervenants occasionnels? S'agit-il d'une conséquence de l'augmentation de la production? Quand on sait que Duferco envisage de gérer le futur raccordement ferré de Garocentre, c'est inquiétant.

Face à ces questions un simple communiqué laconique de la direction et le grand silence de la délégation syndicale. Son Président, Roger Leclerc reste injoignable. Idem pour le délégué CPPT.

On annonce la venue de l'administrateur Antonio Gozzi au CPPT extraordinnaire éventuel ce mercredi prochain mais ce n'est pas encore décidé. La porte-parole du groupe Duferco, basée à Soral, en France, parle de plusieurs millions d'euros investis dans la sécurité au cours des années précédentes mais ne peut pas fournir d'explications sur les accidents pour cause d'enquête en cours. L'inspection du travail est injoignable.

Il est bien difficile de faire son travail de journaliste dans ces conditions. Peut-être aurons-nous des commentaires sur le nombre d'accidents qui surviennent dans l'usine à l'occasion des journées portes ouvertes qui devraient avoir lieu en juin prochain.

19 janvier 2008

Mieux et moins consommer

Soignies

 

Les économies d’énergie, le réchauffement climatique, tout le monde en parle mais que fait-on et que faut-il faire concrètement ? Pour répondre aux questions souvent posées, le CPAS de Soignies organise, depuis plusieurs mois, des séances d’information dans les communes de l’entité. Un projet qui a vu le jour en 2004 et qui dépasse le simple souci de préserver l’environnement.

Si chacun des 6 milliards d’êtres humains consommait comme un européen, il faudrait l’équivalent de trois planètes terre pour produire la consommation totale.  C’est la démonstration faite par le réseau eco-consommation cette semaine à Neufville en abordant le réchauffement climatique et l’empreinte écologique.

De quoi motiver les participants invités par le CPAS de Soignies à agir sur leurs habitudes mais il y a une autre motivation, c’est le coût sans cesse croissant de l’énergie et les conséquences pour notre portefeuille. Découvrir les petits gestes utiles pour faire diminuer notre consommation d’énergie et donc notre facture, c’est le but de ces séances d’information et de sensibilisation aux économies d’énergie et à l’éco-consommation. Les participants reçoivent une série d’outils pédagogiques qui vont leur permettre de mieux appréhender leur facture d’électricité par exemple. Tout le monde peut apprendre à utiliser des ampoules économiques ou à calfeutrer ses bas de porte. Il en va de notre budget énergétique mais aussi de la préservation de notre environnement.

Mais au-delà, les participants sont amenés à se pencher sur le devenir climatique de la planète et sur le concept général de consommation.e6a18bb0497b2cf66041eab6b13e4caa.jpg  Si les participants repartent avec un outil énergétique comme une ampoule économique ou un thermomètre, ils repartent également avec la certitude que ce qui est bon pour leur portefeuille l’est également pour l’avenir de la planète, de notre environnement et des ressources énergétiques. Des séances qui ne s’adressent pas seulement aux bénéficiaires de l’aide sociale mais à tous les Sonégiens. Chacun est le bienvenu. Prochaine action, le 14 Février au Parc Pater à Soignies.

G.Dw.

Un militantisme professionnel

Chantal Duret est assistante sociale au CPAS de Soignies depuis 23 ans. C’est en gérant le phénomène des coupures d’énergies et l’instauration de la loi sur les deux ampères minimum en 1985 qu’elle a commencé à s’interroger sur les modes de consommation.4d0eb79e09666859d0f62cedfa78142e.jpg Aujourd’hui, elle doit faire face aux questions et démarches des bénéficiaires du CPAS relativement au fonds mazout. Mais parallèlement à ses missions de travailleuse sociale, elle gère ce projet du CPAS sur les économies d’énergie. Le subside obtenu de la Région wallonne pour mettre en place ce projet lui occupe un quart temps professionnel mais elle ne compte pas nécessairement ses heures de travail. Avec sa collaboratrice Julie Ameers qui intervient sur les cas individuels, elle cherche sans relâche les moyens d’atteindre la conscience des utilisateurs d’énergie. « Je ne me limite pas à prodiguer ces conseil d’économie. Je les applique aussi dans ma vie quotidienne. J’ai récemment fait l’acquisition d’un panneau solaire qui me permet d’économiser 1000 Kw/h sur ma facture énergétique. Il m’a coûté 6000 euros mais j’ai obtenu des primes de 1500 euros de la Région wallonne, 125, de la commune et 620 de la Province  »

G.Dw.

15 janvier 2008

Carnavals

La Louvière6daa11bafc88fb2604c607c3653d6739.jpg

Tous les carnavals de l’entité louviéroise ont désormais leur affiche. On la doit à Bertrand Frère, un maurageois, professeur d’infographie. Tout comme on lui doit aussi l’affiche spécifique au carnaval louviérois.  Un concours d’affiches avait été lancé par l’amicale des gilles louviérois, le syndicat d’initiative et la ville de La Louvière et c’est à l’issue de cet appel à projets que le lauréat a été désigné par le jury qui a également décerné un prix coup de cœur. Le public  qui visitera l’exposition est également invité à voter pour désigner une œuvre qui recevra également un prix. Ce dernier sera remis lors de la conférence de presse relative aux festivités des carnavals.

a258cdc0642c3063796025337fdb5ab0.jpgLe Carnaval s’affiche, c’est le nom de l’exposition inaugurée ce week-end et qui se tiendra jusqu’au 5 mars, c'est-à-dire jusqu’au laetare dans les locaux de la maison du tourisme à La Louvière.
La ville avait lancé un concours d’affiches à l’intention des écoles et des artistes de toute la communauté française et même au-delà des frontières. 3 affiches par candidat dont une est actuellement accrochée aux cimaises de la maison du tourisme sur la place Mansart.
La ville a reçu 48 projets dont 46 ont été retenus. Le concours a donc désigné le lauréat et l’affiche qui sera valable pendant trois années.

C’est finalement un professeur d’infographie maurageois qui a remporté le concours. Bertrand Frère a décliné un montage photo en numérique pour l’affiche destinée à tous les carnavals de l’entité louviéroise. 7 affiches pour 7 carnavals depuis le feureu d’Haine-Saint-Pierre jusqu’à Pâques, c’est sa réalisation qui annoncera le programme. Il a remporté le prix de l’amicale des gilles et de la ville de La Louvière.

Les prix de l'Amicale des Gilles louviérois et de la Ville de La Louvière sont décernés à Bertrand FRERE

Natif de Strépy-Bracquegnies, Bertrand Frère habite actuellement à Maurage.  Titulaire d'un graduat en Arts Graphiques, d'un graduat en Infographie et d'une licence en Arts Numériques, Bertrand Frère est graphiste indépendant depuis 1989. Depuis 1991, il a une société de création graphique et multimédia dénommée “Orange Bleu”- http://www.orangebleu.be/ -. A 38 ans, Bertrand Frère est également professeur de communication graphique et d'infographie à l'Ecole Supérieure d'Infographie “L.E.S.I.T.E.”- http://www.lesite-cg.com/ - dépendante du CPEPSB à Hornu.

Le jury chargé de se prononcer était composé de représentants du monde folklorique, associatif et culturel. Il a travaillé par élimination et sur base du respect d’un certain nombre de contraintes. 50% des projets rentrés étaient dûs à des louviérois mais d’autres venaient de plus loin, certains même du nord de la France. Les différentes visions de la fête carnavalesque méritaient de se retrouver dans cette exposition. On retiendra aussi le coup de cœur du jury pour une œuvre du louviérois Medhy Nasser.1db7e080ff17ea87f54c4a906be28146.jpg

La mention spéciale du jury offerte par le Syndicat d'initiative de La Louvière est décernée à Mehdy NASSER

Né à La Louvière en mars 1985, Mehdy Nasser est étudiant. Jeune homme passionné, il débute des études en médecine à l'ULB avant de changer de voie pour s'orienter vers la musique et, plus particulièrement, la guitare. Touche à tout, il tente de s'exprimer par l'image, l'écriture et la musique ou encore le webdesign. Graphiste autodidacte, photographe pour n'avoir jamais pu apprendre à dessiner, guitariste, bassiste, batteur, chanteur, rêveur et infatigable instigateur de projets surréalistes, après avoir vu quelques unes de ses poésies publiées, après avoir foulé maintes scènes belges, Mehdy Nasser prépare le Conservatoire Royal option guitare Jazz. Le jeune homme n'a jamais délaissé La Louvière, sa ville natale. Il y a d'ailleurs installé le QG d'un petit studio d'enregistrement destiné à faire entendre les groupes de la région. Sans relâche, il continue d'explorer et de rencontrer la culture.

Et puis, l’exposition intègre une autre dimension du carnaval puisque des chapeaux de dames aussi surprenants que stylés de l’énigmatique Rosalie Bibi  complètent l’approche artistique de la fête.

Guy Dewier

10 janvier 2008

Les Hameaux de la mémoire.

Bois-du-Luc

Après le très beau succès du premier tome de « mémoire en images » consacré à La Louvière- http://centrinfos.hautetfort.com/archive/2007/02/08/m... -l’écomusée régional du Centre vient de sortir un deuxième tome consacré aux hameaux. De Bouvy à Belle-vue, en passant par le Drapeau Blanc, le Tivoli et les autres hameaux de l’entité louviéroise, cette nouvelle édition de la série « Mémoire en images » propose de parcourir en photos des lieux symboliques mais de s’arrêter également sur des personnages qui ont marqué l’histoire de la cité des Loups.1d92fde962a97cbfc95dc19ee3be9f8c.jpg
Ces ouvrages sont le fruit du travail d’Alain Dewier, guide conférencier à l’Ecomusée depuis un vingtaine d’années. Entre deux visites guidées, le louviérois – et fier de l’être – fouille les archives de la ville, les documents récoltés et fait appel à tous ses contacts pour dénicher l’anecdote, la photo ou le récit des faits et gestes de ses concitoyens. «  Je suis né dans le quartier de Baume et je voulais conserver des traces du passé attachant de ce quartier. Mais au fil de mon travail, j’ai aussi fait d’autres découvertes »

fd1b7a703f495af005312f5b132f1cfd.jpgLes éditions Tempus qui éditent ces séries ont pour règle d’exiger au moins l’épuisement de 1000 exemplaires en préalable à une nouvelle édition. Objectif atteint pour le premier tome de La Louvière en images paru en décembre 2006 et réédité à 700 exemplaires quelques mois plus tard.  Ce dernier tome consacré aux hameaux semble connaître le même succès et l’auteur songe déjà à un troisième ouvrage consacré à l’entité louviéroise.

Plus personnel et moins scientifique que le récent ouvrage « La Louvière aux urnes », Mémoire en Images d’Alain Dewier n’en reste pas moins un livre attachant qui vaut aussi par l’empreinte de l’attachement de l’auteur à sa ville. « Mais la collaboration avec les archives communales est excellente » souligne Alain Dewier, « Thierry Delplanque, qui dirige les archives, me mâche souvent la besogne lorsque j’ai des recherches à effectuer »

Guy Dewier

*Denis Colette, journaliste à ACTV et chroniqueur au « Journal du Centre » sous le pseudonyme de Julien Ruchelet, consacre  la une de l’édition du toutes-boîtes(Numéro 1638 du 9 janvier) à la parution du livre d’Alain Dewier
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L'ascenseur relifté!

Houdeng 

L’ascenseur n°1 de Houdeng sera bientôt remis à l’identique de ce qu’il était au début du siècle dernier. Sa restauration débutée en mars 2005 est en bonne voie. Elle devrait s’achever dans les prochains mois.  C’est la société française Eiffel qui s’occupe de ce chantier important. Il faut dire que l’ouvrage comporte un nombre impressionnant de rivets.

fcce02bb11e4b921269a8d281e4ae85f.jpg7.646.000 euros, c’est ce qu’aura coûté la restauration du tout premier ascenseur à bateaux du canal du Centre, celui qui a été inauguré en 1888. Décidée au lendemain de l’accident survenu en 2002, celle-ci a débuté en 2005 et c’est la société française Eiffel issue notamment des ateliers de Gustave Eiffel qui gère le chantier. L’état des pièces métalliques nécessitait bien évidemment une restauration mais encore fallait-il trouver les bonnes méthodes et les bons fournisseurs de pièces afin de restaurer l’ouvrage à l’identique. C'est d'ailleurs l'élément clé du cahier des charges puisque les ascenseurs sont désormais classés au patrimoine mondial de l'humanité.

Ingénieur de la société Eiffel, Yann Laurent gère le chantier depuis le début. Il connaît chaque pièce métallique et chaque complication qu'il a fallu résoudre. Après la restauration des aqueducs sur le pont amont du canal, il a fallu venir à bout des cages métalliques atteintes par la rouille et résoudre la fuite d'eau qui rongeait l'un des pistons du système.

Mais le plus impressionnant et aussi la base du travail de restauration de l’ascenseur n°1, c’est l’utilisation de rivets identiques à ceux qui tenaient les parois depuis la création de l’ouvrage.

Un travail impressionnant qui relève cependant plus de l’artisanat que de la construction industrielle. Toutes les pièces on été redessinées, les mécanismes démontés ou analysés pour tenter de comprendre leur fonctionnement. Un métier qui semble, en tous cas, passionner ceux qui l’exercent

Guy Dewier

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