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04 janvier 2008
Dames de la Croix: Un an après!
La Louvière
Il y a un an, presque jour pour jour, le bâtiment des Dames de La Croix à La Louvière était la proie des flammes. Le service incendie de La Louvière a déployé d’importants moyens pour venir à bout du sinistre et un arrêté de démolition a été pris par le bourgmestre Gobert.
Les bâtiments de l’ancien couvent auraient, de toutes manières été rasés puisque l’entreprise Baïo l’avait racheté dans le but d’y construire trois blocs d’appartements.
Le bâtiment des Dames de la Croix, rue Chavée à La Louvière est littéralement parti en fumée le 4 janvier dernier. L’incendie, probablement dû à des personnes qui squattaient les lieux, a ravagé tout l’immeuble dont la structure était composée en grande partie de boiseries. Très vite, il s’est avéré nécessaire pour la ville de La Louvière de prendre un arrêté de démolition afin de préserver la sécurité des riverains et de l’école primaire située à quelques mètres de là. Propriétaire depuis peu de l’ensemble des bâtiments, l’entreprise Baïo construction avait cependant déjà l’intention de procéder à cette démolition en vue de les raser et d’y développer des immeubles pour 70 appartements. L’incendie a simplement précipité les choses. C’était assurément un coup dur pour l’entrepreneur qui a finalement dû sous-traiter l’enlèvement des décombres et la démolition pièce par pièce de l’ancienne chapelle mais l’entreprise, fondée par Vincent Baïo voici une vingtaine d’années, a pu trouver les moyens d’y faire face.
Il faut dire que l’entreprise exclusivement familiale a de nombreux projets en cours et compte déjà pas mal de réalisations entre dans plusieurs villes de Wallonie. De Ghlin à Dinant, en passant par Thuin, L’entreprise a mis son empreinte dans de nombreux quartiers de La Louvière. Elle est d’ailleurs largement impliquée dans le projet de rénovation urbaine du périmètre Boch.
Le projet des jardins de La Louve, qui s’érigera sur les ruines du bâtiment des Dames de la Croix a, lui, pu reprendre dans les délais prévus. Les riverains devront donc encore patienter quelques mois avant de retrouver la tranquillité mais le projet devrait relooker l’ensemble de la rue Chavée.
Guy Dewier
17:30 Publié dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Incendie, dames, croix, chavée, la louvière



Commentaires
Oui, c'est arrivé il y a juste un an: juste après les fêtes et juste avant la rentrée scolaire. Quelle chance dans ce malheur que ce judicieux "choix dans la date" des "squatters": les enfants jouant dans la cour de récréation voisine auraient pu se blesser, tout comme les enseignants. Coup dur pour l'entrepreneur? Les frais de démolition se seraient élévés à combien en regard de la démolition rapide aux frais de la Ville? (n'oubliez pas le désamiantage dans vos estimations). Je m'étonne de ne pas entendre ou lire plus souvent ce qui se dit dans les rues à propos de ce triste évènement: et si ce n'était là qu'un incendie volontaire? Poser la question, c'est y répondre... C'est mon avis et je le partage.
Ecrit par : Tony Truand | 07 janvier 2008
Ce qui se dit dans la rue s'appelle la rumeur. En tant que journaliste, j'ai, pour règle, de ne diffuser que les faits avérés.
La démolition après sinistre a été supportée par l'entrepreneur. La ville n'a déboursé, à ma connaissance, que les frais liés à la gestion du sinistre par le service incendie. Quant à l'amiante, il n'y en avait presque pas, l'immeuble datant d'une époque où ce type de matériau ne proliférait pas. Les seules traces d'amiante étaient dues à la protection des conduites.
Entendez bien que mes articles n'ont pas vocation de défendre les intérêts d'un entrepreneur mais la déontologie m'interdit de colporter la rumeur.
GDW
Ecrit par : Guy Dewier | 07 janvier 2008
Merci pour cette réponse traitée avec tout le sérieux qu'il convient. Si les "gens de la rue" attendent de connaître des faits, ils souhaitent aussi pouvoir soumettre ce qu'ils y entendent à la sagacité de gens bien informés. Les journalistes se doivent de jouer ce rôle; ce qui est fait ici. Ceci dit, je ne suis pas journaliste. Ma déontologie de "citoyen lambda qui souhaite donner son avis" persiste dans le doute à propos des origines de cet incendie. Merci de me permettre de le formuler via ce site qui comble un manque dans les possibilités d'expression citoyenne.
Pour finir, je rapporte tout de même un fait (collecté par mes soins et non recoupé par d'autres sources, donc peu fiable pour un journaliste, je sais): un "partenaire commercial" de l'entrepreneur me confiait son désabusement face aux ruines fûmantes, au lendemain du drame. Pour lui, c'était clair, l'entrepreneur était gagnant dans l'opération. Cette personne comprenant alors mieux les lenteurs qu'il rencontrait dans les trop longues négociations à propos de chantiers de démolition dont les délais étaient, l'an passé juste avant l'incendie, largement en retard... Quelques squatters bien organisés ont permis de combler ces retards pendant les vacances d'hiver de l'entrepreneur. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit...
Ecrit par : Tony Truand | 08 janvier 2008
En fait, je suis doux comme un agneau... mais peut-être bien hargneux quand-même quand je constate de telles pratiques (si elles s'avèreraient exactes) qui semblent passer trop facilement... Agneau, pigeon hargneux... comme vous voulez. Et vous, qu'en pensez-vous (plutôt que de juger la forme de mes réactions)?
Ecrit par : Tony Truand | 08 janvier 2008
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