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26 décembre 2007
Trève de fin d'année!
Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année
Et le meilleur pour 2008
A bientôt
Guy Dewier
11:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22 décembre 2007
La Louvière aux urnes!
La Louvière
La Louvière aux urnes, c’est le titre d’un ouvrage de référence historique qui vient de paraître à l’initiative de la ville de La Louvière et du service des archives communales.
Il manquait assurément un document de ce type pour les nombreuses personnes que la chose publique intéresse, de par leur métier ou simplement par curiosité.
Le travail a sollicité pas moins de 11 auteurs historiens et a été présenté au public vendredi dernier.
Le service communication de la ville de La Louvière avait mis toute sa créativité en œuvre pour marquer l’évènement que constitue la sortie d’un ouvrage aussi important pour la ville.
Alors de quoi s’agit-il ? D’un ouvrage qui s’inscrit dans la lignée de l’histoire et la petite histoire de La Louvière , les deux tomes de Fernand Lienaux, Marcel Huwé et Fidel Mengal bien sûr. Mais plus encore, il s’agit de reprendre, de façon scientifique l’histoire de la ville de La Louvière dans un premier tome consacré à la vie politique louviéroise depuis l’origine à nos jours, c'est-à-dire en englobant dans la foulée la fusion des communes.
C’est au départ d’un constat de carence fait par le secrétaire communal de La Louvière qu’est née l’idée de rassembler, avec l’aide des archives de la ville, tout se qui se rapporte à l’histoire d’une commune, tout d’abord, d’une ville ensuite. Michel Debauque avait commencé cet important travail. D’autres ont pris la relève pour le résultat présenté en cette fin d’année 2007. L’ouvrage qui a sollicité 11 historiens se répartissant les thèmes politiques et syndicaux, a donc été présenté aux personnalités publiques au cours d’une cérémonie reprenant un document d’Antenne-Centre réalisé en 1991 à l’occasion du trentième anniversaire d’Hiver 60. A noter aussi la présence significative du directeur général des archives du Royaume qui n’a pas manqué de saluer la qualité scientifique de l’ouvrage.
La Louvière aux Urnes, vie et combats politiques dans l’entité louviéroise du 19eme siècle à l’an 2000, est le premier tome thématique d’une série. Il est aussi une idée de cadeau de qualité pour les fêtes.
Guy Dewier
17:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : La Louvière, Urnes, histoire, livre, ouvrage
20 décembre 2007
Erreur de style
"Errare humanum est" dit le proverbe gaulois. Et moi-même, suis souvent très humain. Mais comme tous les humains, les bourdes des autres me font parfois rire de bon coeur.
Alors celle-ci, je ne sais plus si j'ai ri, souri ou autre chose mais j'en sais qui ne vont pas rire du tout en constatant que la sculpture de Jean Mathot située au rond point de la rue Hamoir à hauteur de l'Athénée Provincial de La Louvière a été attribuée à Pol Bury sur le site internet des services paysagers du MET (http://services-techniques.met.wallonie.be/fr/environneme...)
Ca! le génial sculpteur louviérois, risque d'avoir du mal à s'en remettre si la chose lui parvient là où il repose depuis son décès en 2005. Il a pourtant une sculpture à l'entrée de la ville mais c'est l'autre entrée, près de la gare du Centre, près du site Boch. De magnifiques boules posées sur un socle brillant.
Rien à voir donc avec l'engin métallique habillé de rouille qui nargue chaque matin ceux qui viennent de Jolimont. Cette oeuvre-là est attribuée à Jean-Marie Mathot, artiste et enseignant à l'Ecole des Arts de Braine-l'Alleud. Elle a été commandée par la commission des Arts du Ministère de l'Equipement et des Transports.
G.Dw.
15:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : La Louvière, MET, commission, Arts, Bury, Mathot
Le der de 2007
La Louvière
La Louvière, comme toutes les communes wallonnes, a organisé une réunion conjointe des conseillers de l’aide sociale et des conseillers communaux.
La ville est tenue de tenir au moins une séance commune par an si elle veut se mettre en adéquation avec le nouveau code de la démocratie locale. Prévue à 18H, cette réunion précédait donc le conseil communal prévu ce lundi soir.
Ce lundi, 13 conseillers se sont donc joints aux 41 autres en séance publique. A l’ordre du jour, un rapport du Centre Public d’aide sociale sur les défis qu’il aura à relever dans les futures années comme, par exemple, le vieillissement de la population, l’insertion sociale et l’accès aux soins de santé.
Synergies
Mais en préambule à cette réunion conjointe, le secrétaire communal et le Bourgmestre Jacques Gobert ont rappelé les objectifs d’économies d’échelle qui motivent ces dispositions du nouveau code de la démocratie. Le but est d’activer des synergies entre les deux entités et, plus particulièrement, en matière de service juridique, de marchés publics, de communication et de service informatique. La perspective de ces économies ont, notamment, pesé dans les critères d’obtention des subsides de la Région Wallonne pour la construction de la future cité administrative.
Budget
Cette réunion conjointe ne se substituait pas au conseil de l’aide sociale qui, lui se tient à huis clos par déontologie et respect des personnes bénéficiaires mais les conseillers de l’opposition avaient le loisir d’intervenir en séance. Ils ne l’ont fait que pour aborder le report du vote des budgets communaux et du CPAS au mois de janvier. Explication de la majorité : la Région Wallonne n’a, toujours pas communiqué les montants du fonds des communes et du plan Tonus. En coulisse, on évoque aussi des difficultés liées à l’augmentation de la dotation au CPAS et au service incendie notamment.
Violence urbaine
Quant au conseil communal qui s’est tenu dans la foulée, le dernier de 2007, il a fait l’objet de quelques crispations entre majorité et opposition et notamment à propos l’augmentation des agressions contre des commerçants du Centre-ville. S’appuyant sur les articles ( augmentation des Braquages en Centre-ville, NG 29/11/2007) parus dans la presse écrite, Michaël VanHoolandt –Cdh- a demandé que des mesures soient prises pour faire baisser ces chiffres. Il s’est aussi inquiété de la jeunesse des auteurs des faits et appelé à plus de prévention.
Son intervention pouvait être interprétée comme une accusation de laxisme des autorités policières mais ni le Commissaire Demol, présent, ni le Bourgmestre Gobert n’ont souhaité répondre à ces attaques de l’opposition.
Gestion de la Piscine
Le ton virulent du jeune conseiller Cdh, peu habituel pour le Cdh louviérois – mais il est vrai que les dernières élections et la tournure des évènements les ont sans doute indisposés – a, peut-être, étonné la majorité au début mais aujourd’hui, c’est plus de l’agacement qu’elle manifeste, un agacement pareil à celui que provoque généralement les sorties de la conseillère Ecolo Muriel Hanot.
Cette dernière a, pour sa part, mis en doute la méthode de décision pour le choix de la gestion de la future piscine louviéroise par la régie communale autonome. Un choix qui, selon elle n’a pas été équitable puisque les différentes possibilités ont été jugées sur base d’un avantage à la RCA qui s’est appuyée sur l’expertise du directeur de la maison des Sports.
Le dossier a finalement été approuvé par la majorité qui annonce quand même un coût de gestion d’un million d’Euros par an – dixit l’échevin des finances et Président de la RCA, Jean Godin- mais la promotion d’un sport accessible à tous est à ce prix. La nouvelle piscine sera inaugurée dans quelques mois
Guy Dewier
**Le complexe aquatique de La Louvière s’appellera « Le point d’eau » orthographié « Le .d’eau ». C’est ce qui est, apparemment sorti de plusieurs réunions avec des créatifs. Une référence à la source, au point d’eau d’où part la vie communautaire, bref, une appellation que les louviérois devront intégrer au fil des ans à moins qu’il n’y ait un Alias en l’honneur d’un personnage qui a compté dans l’histoire de La Louvière…
**Quelle œuvre d’art sur la future nouvelle place Mansart ? Doté de 7.500 euros de Prix, un concours de la Région wallonne n’attend plus que l’accord du conseil pour solliciter les sculpteurs ou autres artistes. C’est la ville de La Louvière qui financera l’œuvre et la commission des Arts de la Région Wallonne qui la choisira en accord avec des représentants de la ville et l’architecte de la rénovation.
Les travaux de la place Mansart s’élèvent à quelques 620.000 euros dont 60% pris en charge par la Région.
11:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Piscine, Oeuvre d'art, La Louvière, Mansart, budget, CPAS
16 décembre 2007
Une galerie tournée vers le futur
La Louvière
La Galerie marchande du Drapeau Blanc - qu’il ne faut pas confondre avec la Galerie d’Art du Drapeau Blanc déménagée quelques maisons plus loin – a ouvert ses portes voici quelques semaines. Elle a été rachetée par trois personnes qui souhaitent lui redonner vie, voire plus. Fermée au public pendant plus de douze années, elle réapparaît aujourd’hui au grand bonheur des louviérois dont on n’imagine pas qu’elle leur manquait autant. Trois personnes d’origine turque se sont associées pour mener à bien ce projet et il faut dire que c’est déjà bien parti.
On s’était donné rendez-vous dans la galerie du Drapeau blanc mais on n’avait pas fixé d’heure. Ayhan Yavuz avait dit qu’il était toujours là. En apercevant l’homme au look un peu artiste, armé de fins gants de travail et affairé sur un des murs de la galerie, je ne pensais pas me trouver face à un commerçant. On devait se voir pour évoquer l’ouverture de la galerie.
Des graviers collés au ciment sur des rectangles du mur de la galerie, côté rue des Amours. Il me parle de ce travail conséquent. Six semaines pour réaliser une de ces œuvres où les cartes mères de récup symbolisent l’activité humaine et les formes géométriques l’évolution de l’activité humaine en perspective de l’univers.
Le futur décrit par Ayhan est angoissant et cela contraste énormément avec la gentillesse et l’enthousiasme de l’homme. Sans doute ses réalisations sont-elles inspirées de son parcours d’ingénieur en Biotechnologies
et ses recherches sur les nanotechnologies. Oui, sans doute, car Ayhan est très préoccupé par les dérives liées à ces découvertes qui vont révolutionner les rapports entre les hommes.
Mais au départ, c’est surtout par reconnaissance pour celui qu’il appelle Monsieur Marsan, le précédent propriétaire de l’espace galerie qu’il a entrepris cette démarche artistique. Les deux hommes sont amateurs d’art et de culture.
C’est à peine si nous évoquons l’ouverture de la galerie, voici quinze jours. Anna Kiss, le négoce à l’entrée de la galerie fut le premier locataire, les autres ont suivi, Mirella, un snack, une esthéticienne et d’autres magasins de mode. Il reste à peine une cellule sans occupant. Deux ou trois autres sont déjà réservées et les décorations de fin d’années ont achevé de réchauffer l’atmosphère.
Mirella Terragnolo a quitté la rue Keramis pour s’installer avec ses collections dans cet espace commercial, à quelques pas du centre-ville. Elle souhaite participer à la renaissance de la galerie. C’est sa pierre à la
dynamisation de sa ville.
C’est en suivant Ayhan Yavuz dans la galerie que nous avons fait connaissance avec les commerçants tout en l’écoutant nous parler de ses projets. Au passage, il est question de théâtre, de musique, de troupes, de groupes, de musiciens. Il a découvert une salle à l’étage, où trônent encore les souvenirs du cinéma Cineap. C’était le concurrent direct du Stuart, les deux cinémas les plus populaires de La Louvière mais le Cineap a fermé ses portes voici plusieurs dizaines d’années.
Guy Dewier
* C'est au "Cineap" que j'ai vu mon premier film. "Autant en emporte le vent". On serait perverti avec moins de romantisme que ça, non? Bon, le deuxième, c'était Woodstock, ça change un peu.
14:15 Publié dans Economique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Galerie, Drapeau Blanc, La Louvière, Ayhan Alvuz, Guy Dewier
Histoire et commerces
On se balade, on rencontre des personnes, on découvre. Certaines de ces galeries sont devenues célèbres –Galeries Saint-Hubert ou Agora, à Bruxelles, Carolywood à Charleroi,…-
Elles font désormais partie de l’histoire des lieux et des gens.
A La Louvière , la galerie Cora est devenue un lieu de promenade, de lèche-vitrine. L’ensemble commercial a une incontestable valeur sociologique même s’il a avant tout une vocation commerciale. Un espace champignon, diront ses détracteurs, à seule vocation d’encourager la consommation. Oui, bien évidemment mais les villes sont nées sur ce mobile. Gand, Anvers, Gand, Mons, Bruxelles, et, bien plus tard, La Louvière ont concentré l’activité économique et commerçante avant de construire leur véritable histoire.
Avec ses 78.000 habitants et son centre-ville, La Louvière au passé relativement court se devait de créer également des évènements commerciaux durables. La galerie du Drapeau Blanc, à quelques mètres du centre géographique de la ville, a connu une aventure difficile. Ouverte au public voici une trentaine d’années, elle s’est éteinte dans les années 90 et est restée abandonnée, puis fermée au public. Il a fallu qu’une famille de commerçants aux affaires prospères lui trouve une vocation de galerie artistique pour qu’on s’y intéresse à nouveau. La famille Marsan – ou Manjak avant qu’elle change son patronyme – a exposé des œuvres d’artistes d’ici et d’ailleurs dans l’espace qui ouvrait la galerie. Le reste du passage qui mène à la rue des Amours a été fermé au public pendant une dizaine d’années.
Aujourd’hui, l’espace d’exposition a émigré quelques maisons plus loin et la galerie a été revendue. C’est une association de personnes qui en a fait l’acquisition. Elle a rouvert des portes au début de décembre. Une nouvelle histoire commence donc pour cette galerie dont les cellules sont déjà presque toutes occupées.
Guy Dewier
* Cet article comprend beaucoup d'approximations sur l'histoire de la galerie. Si vous avez des informations complémentaires ou des souvenirs personnels, merci de me renseigner.
14:05 Publié dans Economique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : galerie, drapeau blanc, la louvière
13 décembre 2007
L'eau et la route sur les rails
Centre
C’est un moment important pour l’avenir économique de la région du Centre.
L’accord annoncé la semaine dernière par la FGTB à propos du raccordement ferré et de la tri modalité de Garocentre a été officialisé et annoncé ce jeudi matin.
Duferco aura bien la maîtrise de la gestion logistique des quais et de la voie ferrée.
Ce seront, en tout, 20 millions d’euros qui seront investis en deux ans pour développer tout d’abord la sidérurgie mais aussi l’attrait de Garocentre.
C’est sans doute l’aboutissement de nombreux mois de tractations entre le sidérurgiste louviérois, l’IDEA et la SNCB-Infrabel. Le raccordement de Garocentre à la voie d’eau et au réseau ferré va devenir une réalité.
Le Port autonome du Centre et de l’Ouest, présidé par Willy Taminiaux a mené les négociations et n’est pas peu fier de présenter cet accord ficelé.
7 millions d’euros pour le MET et le PACO, au moins autant pour Duferco et 5 millions à charge d’Infrabel. Cela fait donc 20 millions d’investissement pour un pôle logistique qui sera géré par Duferco qui tenait à avoir la maîtrise de la sécurité et des flux sur son territoire et qui profitera donc en premier chef de l’infrastructure.
Comme on dit généralement, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
C’est donc, finalement le plan proposé voici six mois par le sidérurgiste qui a recueilli l’assentiment de tous les protagonistes et qui permet aujourd’hui à Infrabel d’annoncer le début des travaux de raccordement. Les divergences de vue sur le tracé apparaissent aujourd’hui bien plus un prétexte à négociations qu’un réel souci et la crainte d’un monopole bien dépassée depuis l’annonce du plan qui n’a pas changé dans les grandes lignes.
Reste à attribuer les 40 hectares inoccupés de Garocentre mais la tri modalité est incontestablement un atout dès à présent. Les opérateurs logistiques devraient suivre, du moins si on en croit le directeur de l’IDEA qui évoque aussi 20 emploi par hectare.
G.Dewier
//Un bémol quand même pour notre région. Les emplois entrevus par les pouvoirs publics dans le cadre de l’installation de H&M sur le site de Garocentre nous échappent finalement, faute d’un espace suffisant. Le zoning de la gare autoroutière a beau être vaste, il ne l’est, semble-t-il pas assez pour accueillir la distribution de cette enseigne. Dixit le directeur de l’IDEA.
//Enfin, à propos du montage financier, si Duferco prendra bien en charge la construction du site ferré sur son territoire, Infrabel investira dans le faisceau qui relie la gare industrielle jusque La Croyère et dans l’accueil des voyageurs à La Louvière-Centre15:00 Publié dans Socio-économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Garocentre, Duferco, raccordement ferré, Infrabel, Gozzi, Escarmelle
08 décembre 2007
"Inconnu à cette adresse"
« Inconnu à cette adresse », le roman de Kressmann Taylor, paru en 1938 sous forme d’échange de correspondance entre deux amis, un américain et un allemand qui sombre dans le fascisme, ce roman vient d’être porté sur scène par une petite troupe de théâtre amateur.
L’aventure du Théâtre de l’Illusoire prend forme autour du projet de deux comédiens aux parcours différents. Leur création sera visible du 14 au 16 décembre, au Palace, à La Louvière. Elle donne à réfléchir. Peu banal.
Alain Duriau, animateur du Centre Public Social de La Louvière , actif dans la réinsertion, s’est longtemps amusé dans diverses aventures de petit théâtre amateur. Il a mis en scène des créations collectives autour de personnes en parcours de réinsertion.Fort de son expérience humaine et de scène, il s’est dernièrement embarqué dans une commande pour les comités blancs. Cela avait donné « L’un de vous ne dit pas la vérité »
Lorsqu’il a découvert ou redécouvert le roman de Catherine Kressmann Taylor, il a eu l’idée de réunir à nouveau les comédiens amateurs avec lesquels il avait travaillé. L’effet de la lecture de cet ouvrage paru en 1938 et réédité en 2000 est immédiat.
La réflexion n’a pas perdu une ride. Elle apparaît simplement sous un éclairage historique et sans ambiguïté qui ne laisse aujourd’hui plus aucune place à la fiction.
L’histoire qui se déroule en 1932 est celle de deux amis actifs dans le commerce de tableaux aux Etats-Unis. Martin, l’allemand et Max, l’américain, vont correspondre lorsque le premier rentre dans son pays à l’aube de la montée du fascisme. Celui qui est d’abord l’ami américain devient bientôt pour l’autre l’ennemi juif. L’allemand tombe dans l’antisémitisme, et demande à son correspondant de cesser de lui écrire. Le ton est d’abord tranchant, sans appel, puis on y sent les accents de la peur, de l’angoisse, puis de la pitié.
Le roman épistolaire de cette femme écrivain qui prend un pseudonyme masculin a connu deux succès, l’un partiel à sa sortie, interdit en Allemagne évidemment, l’autre mondial lors de sa réédition en 2000.
Le Théâtre de l’Illusoire s’est donc essayé à la traduction scénique de cet éminent texte. Patrick Sluys y a retrouvé l’inspiration. Son talent de comédien n’a rien perdu au fil des ans. On se souvient qu’il a joué des œuvres classiques et fait partie de troupes prestigieuses. Il soutient fortement le rôle de Max aux côtés d’Alain Duriau qui tente de nous convaincre d’une certaine lâcheté coupable.
Guy Dewier
Extrait
14:25 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Théâtre, Illusoire, Kressmann, Taylor, Inconnu, adresse, La Louvière
07 décembre 2007
L'idée d'un passionné de bateaux
Centre
Le mouvement social qui perturbe en ce moment l’exploitation touristique du canal du Centre et de ses ascenseurs a attiré l’attention du public sur une activité qui semble aujourd’hui aller de soi, à savoir, l’exploitation touristique de ces joyaux d’archéologie industrielle. Si chacun s’accorde sur la pertinence de cette valorisation touristique, les avis ont souvent divergé sur l’opérateur touristique et sur les objectifs et moyens à mettre en œuvre.
Tout a commencé en 1977 alors même que personne ne semblait faire grand cas du devenir des ascenseurs.
Tout est parti de l’imagination d’un professeur d’anglais de l’école Normale de Braine-le-Comte. Jean-Pierre Gaillez était passionné d’archéologie industrielle, de canaux et de batellerie.
Dans les années 70, il découvre l’ascenseur d’Anderton qu’il visite avec ses étudiants.
La similitude avec les ascenseurs de La Louvière est telle qu’il jette des ponts entre les deux régions et finit par créer une petite compagnie du Canal du Centre en 1977.
Grâce à la garantie de la commune du Roeulx, l’ASBL obtient des subsides et occupe la modeste maison éclusière de Thieu.
Têtu, passionné, illuminé, travailleur et visionnaire, Jean-Pierre Gaillez fait tellement de bruit autour de ces ascenseurs qu’il finit par obtenir des collaborations avec le MET pour l’utilisation à des fins de promotion des ascenseurs à bateaux dont le principe de fonctionnement étonne encore plus d’un siècle après leur construction.
Parallèlement à l’animation en langue, son autre passion, il mène la barque de son association au gré des animations les plus farfelues et originales. Son idée est simple, relier l’histoire des ascenseurs anglais, canadiens, français et wallons.
Entretemps, l’ASBL émigre à Bracquegnies, puis découvre les bâtiments abandonnés de la cantine des Italiens et finit par s’y installer avec l’accord de la famille Boël, propriétaire des lieux.
Le musée de l’immigration d’après-guerre est déjà dans l’air. Il faudra trouver des aides publiques mais la quête ne fait pas peur à Jean-Pierre Gaillez. Il secoue tous les budgets pour cela et pour faire l’acquisition de plusieurs péniches, des ancêtres de la batellerie comme des sabots, des baquets, une loco de traction, bref, il poursuit aussi l’idée d’un musée de la batellerie.
La sauvegarde du patrimoine est son seul objectif. Il néglige sans doute l’aspect commercial et touristique si bien que ses derniers projets d’auberge de jeunesse ne verront pas le jour. Les difficultés financières apparaissent au jour alors même que le dossier de reconnaissance des ascenseurs hydrauliques reçoit la reconnaissance de l’UNESCO.
Un an plus tard, en 1999, à l’issue d’un important conflit social, la Province se pose en sauveur du patrimoine industriel et tente de redresser l’équilibre financier de l’activité.
Aujourd’hui, la passion a fait place à la gestion touristique mais les temps sont encore difficiles pour l’épanouissement d’un projet tel que celui-là.
G.Dw.
14:45 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Pierre Gaillez, ascenseurs, canal, Province
Le canal en panne
Région du Centre
Le personnel de l’ASBL des voies d’eau du Hainaut est en grève depuis vendredi dernier sur le site du canal Historique du Centre. En cause, la restructuration annoncée par le député provincial Serge Hustache de procéder au licenciement de quatre personnes dans un premier temps, de neuf personnes ensuite. Ce sont les mauvais résultats de l’ASBL et la baisse du chiffre d’affaires de cette année qui ont conduit les gestionnaires publics à prendre ces mesures.Le personnel affilié au SETCA et à la CNE estime que ces licenciements sont arbitraires et qu’aucune piste n’a été envisagée pour endiguer la chute de fréquentation des divers sites touristiques.
L’ASBL voies d’eau du Hainaut gère notamment l’ascenseur funiculaire de Strepy-Thieu, le Centre de délassement de Claire-Fontaine, le plan Incliné de Ronquières et les ascenseurs hydrauliques du canal du Centre. Au total, 57 emplois APE, et quelques emplois sur fonds propres. La Province du Hainaut alimente l’ASBL à raison de quelques 650.000€ par an.
Dès l’annonce des licenciements, les syndicats CNE et Setca ont déposé un préavis de grève et débrayé. Des actions ont été menées au siège de la Fédération du Tourisme du Hainaut et dans le courant de cette semaine, le personnel en grève a reçu le soutien des agents du MET affiliés à la CGSP pour paralyser le trafic fluvial à hauteur de Strepy et Ronquières.
G.Dw.10:40 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, canal, centre, voies d'eau, hainaut



