« 2007-10 | Page d'accueil | 2007-12 »

29 novembre 2007

On ne s'en sort plus

La Louvière 

Tout augmente. On ne s’en sort plus. C’est devenu plus qu’un simple sentiment. Beaucoup de personnes sont confrontées à la hausse du coût des produits de base et éprouvent de plus en plus de difficultés à remplir leur caddy. A la maison de quartier de la Cité Jardin , à Saint-Vaast, les animateurs du plan de prévention et de proximité avaient invité les personnes du quartier et des représentants politiques à débattre de la question. En filigrane l’appel des syndicats une manifestation le 15 décembre à Bruxelles.

Le pain est toujours un des aliments de base. Il a augmenté de 35 pourcents en 5 ans. Souvenez-vous, un euro 50 lors du passage à l’euro, 2 euros aujourd’hui. Et les autres produits suivent la même tendance. Que ce soit en grande surface ou à l’épicerie du coin, les habitudes changent. On privilégie des produits de moindre qualité. Les commerçants proposent des colis bon marché. La viande, les légumes atteignent des prix parfois insensés.

Personne n’est insensible à la hausse du coût de la vie. Les deux sauts d’index prévus en 2008 ne seront pas suffisants pour atténuer cette augmentation en grande partie liée à la hausse du pétrole et donc des matières premières. Lorsqu’elle a payé son loyer,  Myriam n’a que 400 euros pour vivre avec ses deux enfants. Son truc, c’est de manger un jour sur deux mais elle a perdu 25 Kg en quelques mois et a de nombreux problèmes de santé. Elle continue de fréquenter la maison de quartier de Saint-Vaast et a, parfois, recours à l’aide de l’association « Saint-Vincent de Paul »

Un exemple parmi d’autres qui ont fait réagir le plan de prévention et de proximité. Il avait invité à en débattre les principales associations qui viennent en aide aux plus démunis comme "Droits Devant", le CPAS, la ligue des droits de l’homme ou le Centre d’hébergement « l’ABRI". L’occasion aussi de relayer l’appel des syndicats nationaux à manifester le 15 décembre prochain à Bruxelles.

Guy Dewier

28 novembre 2007

Un mort chez Duferco

La Louvière

Une personne a perdu la vie ce mardi 27 novembre à l'usine Duferco de La Louvière. Il s'agit d'un travailleur employé par une entreprise italienne sous-traitante du sidérurgiste. L'homme effectuait des travaux de maintenance sur un nouvel outil lorsqu'il a été percuté par le chariot d'un pont roulant automatisé. C’est le deuxième accident tragique après la mort d’un chauffeur également sous-traitant en juin dernier. Cette fois également, Le parquet de Mons est descendu sur les lieux.

 

A quelques jours de la traditionnelle fête de Saint-Eloi, la nouvelle a mis en émoi tous les travailleurs de l'usine et plombé la remise de médailles qui s'est déroulée ce mardi 27 novembre.

 

L’accident survenu quelques heures avant la cérémonie a plongé les responsables de la sécurité et les délégués CPPT mais aussi la direction dans un mutisme complet.
Aucune interview du syndicat socialiste n’a été possible. L’enquête en cours demandait la prudence mais il aurait pourtant été intéressant d’entendre la FGTB sur les mesures de sécurité et les conditions de travail des ouvriers des firmes sous-traitantes.
Quant à la direction, elle rappelle que plusieurs millions ont été consacrés à la sécurité matérielle en 2006-2007 et un million d’euros pour la formation à la sécurité.
Ce matin, le comité de prévention et de protection du travail s’est réuni de manière exceptionnelle. Pour constater qu’il faudra attendre le résultat de l’enquête avant d’en savoir un peu plus.

G.Dw.

26 novembre 2007

Itradec revit

Havré 

Les nouvelles mesures en matière de coût vérité de la gestion des déchets et l’augmentation des frais de mise en décharge à l’horizon 2010 ont fait planer le doute sur la survie de l’intercommunale ITRADEC. Chargée du tri des déchets et de leur traitement par bio méthanisation ou par incinération, l’intercommunale n’aurait pas pu supporter le surcoût engendré sans apport d’argent public. Le Conseil d’administration qui s’est tenu vendredi dernier a, finalement décidé la poursuite des activités moyennant quelques changements de stratégie et quelques investissements. Le directeur d’Itradec a voulu faire le point ce lundi sur les nouvelles orientations de l’entreprise de gestion des déchets de Mons-Borinage- Centre, après les rumeurs alarmistes qui ont circulé dans la presse. Des rumeurs fondées quand même puisque le coût de la mise en décharge ou de l’incinération va augmenter du simple à plus du double. Et si on sait que l’intercommunale dirige la moitié de son tonnage entrant vers la bio-méthanisation, il reste l’autre moitié qui part en décharge, c'est-à-dire 45.000 tonnes par an. La situation aurait fait exploser les finances de l’intercommunale mais, ouf, des pistes ont été trouvées pour éviter le mauvais scénario.

 

Des finances saines, un investissement de 5 millions d’euros pour augmenter la partie bio méthanisation, pour diminuer la quote-part mise en décharge et pour pouvoir alimenter en matière combustible les cimenteries, voilà donc les pistes du plan stratégique qui devra être déterminé par le conseil d’administration et avalisé par l’assemblée générale qui se tiendra le 28 janvier prochain. Un accord a donc été trouvé entre les gestionnaires de l’incinérateur d’Ipalle, les cimentiers et la Région Wallonne. Le nouveau plan industriel va donc permettre à l’intercommunale de gestion des déchets de poursuivre dans la voie qu’elle préconise pour l’élimination des déchets. Quant à la fusion avec l’IDEA, elle reste dans l’objectif des administrateurs politiques mais n’a pas encore été arrêtée.

Guy Dewier

21 novembre 2007

Rue Parmentier

La Louvière

Sans doute la solution aux problèmes d’inondations à la rue Parmentier à) La Louvière. Cette rue régulièrement sous eau devrait être épargnée dès que les bassins d’orage prévus seront construits.
Trois bassins de 6.000 mètres cube, à charge de la Province , la commune de Manage et celle de La Louvière. C ’est ce qu’on a appris au conseil communal de La Louvière qui s’est déroulé ce lundi soir.
Le bassin d’orage de La Louvière sera creusé sur le terrain spongieux qui sépare la rue Parmentier des parkings des grands magasins. Les peupliers présents actuellement devront être abattus mais d’autres seront plantés.
La ville de La Louvière espère ainsi éviter les futures inondations du bas de la rue.

Guy Dewier

19 novembre 2007

Ville cherche investisseurs

Cannes

7a4b40e87bf8cadc03a7c9da4df19c2a.jpgLe MAPIC, le marché international des professionnels de l’implantation commerciale, est un évènement de tout premier plan pour les investisseurs, les concepteurs, les promoteurs dans le secteur de la distribution. Mais c’est aussi un must pour les autorités publiques qui entendent développer leurs centres urbains.
La ville de La Louvière et sa cellule de gestion du Centre-ville a voulu être présente à Cannes où s’est déroulé ce salon professionnel0acca82b45ab4e7b5b6f219f3e7704d8.jpg

C’est un réel investissement pour la ville de La Louvière mais c’est un enjeu de taille pour l’activité commerciale et le développement urbain. L’allure que prendra la ville dans quelques années et les activités qui s’y épanouiront dépendent en grande partie du résultat de la prospection réalisée sur des salons de ce niveau.
Si le MAPIC a choisi Cannes, Côte d’Azur pour donner rendez-vous aux investisseurs et aux développeurs, c’est surtout pour le cachet que revêt la station balnéaire, célèbre pour son festival de Cinéma.
Une délégation de la ville de La Louvière , un bourgmestre et deux échevins mais aussi des responsables du développement économique étaient présents sur la croisette, du moins à quelques pas de la croisette puisque les rendez-vous se sont succédés au palais des festivals.
Le MAPIC, le marché international de l’implantation commerciale réunit, l’espace de trois jours, le gratin de l’immobilier de la finance, de la distribution et du développement économique.

Le prix de l’emplacement y est si élevé, pour les collectivités locales que les villes belges se sont regroupées en un belgian corner et tenter de séduire les investisseurs.

Les villes belges ont donc choisi de se regrouper l’espace de trois jours pour accueillir les investisseurs dans leur stand ou pour leur rendre visite. Une mission bien préparée par la ville de La Louvière qui a, semble-t-il engrangé de sérieuses pistes pour ses dossiers de rénovation urbaine et, notamment pour le développement du périmètre Boch.

Guy Dewier

 

08 novembre 2007

Décathlon pas certain!

La Louvière2cc8585712a37f4c74d9c49300f02acb.jpg

Le projet d’installation d’une succursale Décathlon à La Louvière pourrait avoir du plomb dans l’aile. Et avec lui, la création d’une 60aine d’emplois.
Officiellement, le projet est toujours d’actualité mais soumis à la condition de voir débuter les travaux du contournement ouest en 2008.

Le hic, c’est que le Ministre Daerden a récemment annoncé que ces fameux travaux du contournement seraient à nouveau reportés d’une année.
Chez Décathlon, on n’a pas reçu cette information officiellement mais on déclare qu’une telle décision pourrait compromettre l’implantation du magasin de La Louvière.

La société Decathlon a, en effet, acquis les terrains de la rue de la coopération, aujourd’hui occupés par une partie des régies travaux de la ville de La Louvière mais, avec une clause suspensive. L’implantation pourrait, en effet, ouvrir ses portes si la première phase des travaux du contournement est achevée.

Mais, lors d’une question parlementaire du Député Maurice Bodson, le Ministre Michel Daerden, responsable du Ministère de l’Equipement et des Transports, a annoncé publiquement que les travaux sont reportés à 2009. Un cas de figure, qui contrarie fortement les perspectives de l’implantation de Decathlon à La Louvière même si rien n’est encore décidé dans ce sens.

Guy Dewier

07 novembre 2007

Les tours régies

La Louvière 

Si vous êtes un utilisateur du parc à conteneurs de Saint-Vaast, vous aurez sans doute remarqué les deux immenses bâtiments qui se sont érigés à la rue Bastenier au cours des deux derniers mois. Il s’agit, en fait, d’un projet vieux de plus de dix ans qui voit enfin le jour à La Louvière , à savoir le regroupement des régies communales des travaux.6990be43721dfd7a2a9823be61700633.jpg

Depuis la fusion des communes une partie des ouvriers communaux et de leur matériel occupe les bâtiments anciens de la cour pardonche dans la rue de Bellevue. Leur état de délabrement ne serait pas supportable pour un cadre de travail s’il n’y avait la certitude de quitter ces lieux pour un endroit moderne, fonctionnel et nettement plus spacieux.
Le regroupement des régies communales, après avoir connu des projets divers, est en passe d’avoir lieu dans ces deux bâtiments industriels qui ont poussé en l’espace de deux mois.

Ce sont en fait, 200 ouvriers qui vont être regroupés à la rue Bastenier dans le hall immense avec étage tandis que leur camions, balayeuses, cureuses et autre matériel roulant trouvera sa place dans le hall annexe.
Après le transfert qui devrait intervenir au printemps prochain, il restera une régie communale à déménager dans un troisième hall qui sera construit plus tard mais, en attendant, le personnel sera quasiment intégralement à la rue Bastenier.

Opération blanche

db133f0ead94390c0afe0eb2a126c6b7.jpgLes travaux ont débuté en septembre et devraient être terminés pour le mois de mars. Un Hall pour les véhicules et le charroi, un autre pour les outils, le matériel et les ateliers. Coût du projet 2 millions d’euros mais à l’échevinat des travaux on tient à rappeler que les sites dégagés par ces transferts feront l’objet d’une rentrée d’argent par la vente ou la réaffectation.
Autre intérêt économique de l’opération, la rationalisation des opérations, les économies d’énergie et de mobilité.
Enfin, il faut aussi rassurer les usagers du parc à conteneurs tout proche, la voirie sera également aménagée de façon à permettre les files d’attentes sans perturber le trafic.

Guy Dewier

Un toit à tout prix

Manage 

Il manque de logement social à La Louvière et à Manage. C’est le constat que faisait le PTB avant les élections et qu’il continue de faire en posant régulièrement la problématatique au sein du conseil communal de La Louvière.
Aujour d’hui, la réalité d’une famille confrontée aux difficultés de logement vient appuyer cette revendication du parti des travailleurs de Belgique.
Focus sur une situation de détresse.

81d6908cda7194a245760e80a91108dc.jpg

La situation particulière

Perdue dans une ruelle de Bellecourt, la maison de Jeannette, de Jeoffrey et de leurs 5 enfants est devenue inhabitable par arrêté du Bourgmestre Pascal Hoyaux. Une décision qui tombe sous le sens au vu de l’exiguïté des lieux et de l’humidité omniprésente. Une humidité qui engendre évidemment des maladies chroniques chez les enfants du couple.

Quant on sait, qu’en outre, le loyer est de 450 euros pour cette famille dont le seul revenu est celui du compagnon, actuellement en contrat article 60 pour le CPAS de Manage, on comprend qu’on est face à un cas de détresse sociale.

450 euros pour une maison trop petite pour 7 personnes, un système électrique défaillant et qui ne supporterait pas une inspection d’agrément. La cheminée est condamnée et le seul chauffage de la maison est un bain d’huile électrique branché sur une allonge. La chambre aménagée dans le grenier est inutilisable pour cause d’infiltration d’eau.

C’est le triste constat que fait le docteur Keizer, conseiller communal PTB à La Louvière. En tant que médecin, il soigne ces personnes mais en sa qualité d’élu, il dénonce le manque de logements sociaux, d’autant que 400 demeures appartenant au foyer louviérois sont en attente de recevoir des familles pendant la rénovation de leur logement.  400 logements attendent en effet de recevoir des familles dont l’habitation doit être rénovée mais au foyer louviérois, on ne cache pas qu’il y a un retard dû à un malentendu avec l’adjudicataire. 

Quant au cas de madame sblendorio, le foyer louviérois rappelle son  action en sa faveur et espère trouver rapidement une solution malgré qu’elle ne soit pas le cas le plus aigü que le comité de gestion aura à traiter.62c8664ad774fe289d5032c1d1236934.jpg

La polémique

 

Le PTB a voulu utiliser cette situation particulière (mais pas unique) pour attirer l’attention des médias sur la problématique du manque de logement sociaux dans la région du Centre.
Pour le Docteur Keijzer, conseiller communal à La Louvière , ce cas permet de dénoncer la politique du foyer louviérois qui ne construit pas suffisamment de logements sociaux. 

La société de logements sociaux de La Louvière et Manage réfute évidemment cet argument en citant le taux de 12% pour la louvière et de 17% pour manage de logements sociaux alors que la région wallonne parle de 10% comme minimum à atteindre pour chaque commune. Dans cette optique, la région subventionne les projet dans les entités qui n’ont pas encore atteint ce pourcentage.  Il devient donc difficile , pour le foyer louviérois d’obtenir des aides en dehors du Programme exceptionnel d’investissement.
Juste, ce programme est, selon le PTB, mal utilisé car les rénovations des logements existants prévus n’ont pas encore débuté mais 400 maisons sont actuellement vides afin d’accueillir des familles pendant les travaux.
Il est clair qu’en mettant en perspective les logements inoccupés et des cas comme celui de Jeannette Sblendorio, le PTB relève une situation paradoxale à la limite d’être scandaleuse.
Mais le Foyer louviérois ne souhaite pas entrer dans cette polémique et tente de remédier aux problèmes d’adjudication qu’il a rencontrés afin de débuter les dits travaux le plus vite possible.
Bref, un bras de fer politique entre les militants du PTB et les gestionnaires de la société de logements sociaux sur le plan idéologique.

Il n’en reste pas moins que le cas de Madame Sblendorio pose question.  Elle affirme elle-même avoir souhaité cet arrêté d’inhabitabilité afin de glaner des points qui la placeraient en situation d’être prioritaire pour l’obtention d’un logement social.
Au foyer, on regrette cette situation, d’autant que d’autres personnes présentent des cas plus urgents encore que celui de Madame Sblendorio, comme par exemple des personnes obligées de vivre dans des caravanes.

Quoiqu’il en soit, le comité d’attribution des demandes du foyer louviérois devrait pouvoir trouver rapidement une solution pour ce cas médiatisé.

Guy Dewier

Suites/

Le comité d'attribution du foyer louviérois, qui s'est réuni ce mercredi, n'a pas pu donner une issue favorable pour le moment à la demande de Madame Sblendorio. Il semble que des cas totalisant plus de points - selon le système de priorités- ont dû être traités en urgence.

01 novembre 2007

Appel aux candidats policiers

Il manque 50 agents de police à La Louvière. C ’est un déficit important et le corps de police ne parvient pas à recruter. En cause, sans doute, une méconnaissance du métier de policier mais surtout, un taux d’échec important pour accéder à la formation.

 

La ville de La Louvière a pris les choses en mains en organisant, en partenariat avec les autorités fédérales et le FOREM, une préformation à l’examen de candidat aspirant policier. Une série de séances d’information sont programmées dont la première aura lieu aux Arts et Métiers de La Louvière ce mardi 6 novembre.

Comment préparer l’examen d’entrée à l’académie de police, c’est le but de la préformation mise en place par la ville de La Louvière. La session 2007 s’est soldée par 9 examens réussis sur 11 personnes l’ayant présenté.

 

Épreuves cognitives, physiques, test psychotechniques, autant de difficultés auxquelles il vaut mieux être préparé pour mettre toutes les chances de son côté. Le but est le concours d’admission mais à l’académie de police, on note également que cette préformation facilite la formation elle-même.

G.Dw.

Toutes les notes