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06 septembre 2007

Première impression

Télé

Patrick Haumont a 45 ans. Il vient du monde du sport et il est binchois, profondément binchois. Gille dans la société des Incorruptibles, il participe également à la promotion du folklore binchois en tant que Vice-Président du Musée du Carnaval et du Masque à Binche. Des renseignements que tous les journalistes d’ACTV ont pu découvrir dans le CV qu’il a transmis à tous. Mais, plus important, il a aussi fait parvenir, par email, son projet rédactionnel, le document, sur la base duquel il a été désigné par le CA. Il y voit la télé comme un « catalyseur d’énergie. Un outil qui doit permettre d’aborder tous les aspects, surtout mettre en valeur les initiatives mais aussi aborder les difficultés en donnant des pistes pour les résoudre »

Pour y parvenir, Le nouveau Rédacteur en Chef a réfléchi à quelques aménagements tant sur la forme que sur le fond. C’est le JT qui fera, le premier, l’objet de toute son attention car « il constitue le sujet principal des télés locales et le préféré des téléspectateurs »  L’introduction d’un sommaire, des séquences plus courtes et le respect d’une hiérarchie de l’information dans la mise en scène du JT font partie des propositions qu’il fait dans le document transmis, même s’il s’empresse de dire que c’est un projet, un texte « à casser » et qui devra faire l’objet d’un débat interne : « Pour être efficace, le projet rédactionnel d’un média doit être porté par l’ensemble de l’équipe »

Interrogé sur le risque de formatage de l’antenne pour faire comme les autres, il répond que « on doit être attractif si on veut capter l’intérêt du téléspectateur, tant sur la forme que sur le contenu. La concurrence est grande sur le câble et notre mission est de toucher le plus grand nombre de téléspectateurs » Mais il reconnaît également « qu’il y a des moyens qu’il ne maîtrise pas encore et qu’il s’attèle donc à appréhender »Quant à ses motivations, elles résident surtout dans l’intérêt qu’il porte à sa région. « J’ai acheté un sandwich tout à l’heure et rencontré une personne de mes connaissances. On a parlé de la région et de mes nouvelles fonctions. A Bruxelles, ça n’arrivait jamais. La proximité, c’est intéressant. Mais c’est aussi plus difficile. Quand La Libre critique Georges Bush à l’international, il y a peu de chances qu’il y ait des conséquences pour le journal. C‘est plus délicat sur le terrain local. Il faut de la souplesse. »

Entretien: Guy Dewier

Rectification: Patrick Haumont n'est plus vice-Prsident du Musée du Masque

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