08 mai 2008

Hold up avorté

Ecaussinnes 

C’est sans doute au sang-froid d’une employée de banque que l’on doit l’échec d’un braquage survenu ce matin dans une agence bancaire Axa de la rue Pouplier à Ecaussinnes. Prise momentanément en otage, la dame d’une cinquantaine d’années a réussi à s’isoler dans une pièce sécurisée et à appeler les secours. La police de la Haute Senne a rapidement bloqué le quartier mais les braqueurs avaient déjà pris la fuite, apparemment, sans butin.
Les faits se sont déroulés vers 8H du matin et auraient pu avoir de plus graves conséquences car l’agence se situe juste en face d’une école.

C’est, en effet, à l’heure où les enfants arrivent à l’école communale sud d’Ecaussinnes que les faits se sont déroulés. Des hommes armés et cagoulés ont brutalisé une employée de banque qui arrivait sur son lieu de travail et l’ont forcée à leur ouvrir le coffre.
Une mauvaise affaire pour les truands qui se sont à la fois retrouvés devant une caisse vide et devant une employée qui n’a pas perdu son sang-froid.

Piero Filié, le frère de l’otage qui en voyant le déploiement policier a vite compris que sa sœur pouvait être concernée, a pu la joindre au téléphone alors même qu’elle s’était retranchée dans une pièce sécurisée. Sa soeur ne semblait pas vraiment paniquée. Il l'a d'ailleurs décrite comme une dame qui n'a pas froid aux yeux.

Ce n’est, apparemment pas la première fois que l’agence Bougard est prise pour cible par des braqueurs. Les responsables d’Axa arrivés sur les lieux sont restés discrets et la police a rapidement pu faire son travail d’enquête. La police technique et scientifique est rapidement arrivée sur les lieux afin de relever les éventuels indices et on parle également de caméras de surveillance qui pourraient fournir également des pistes. Lors des braquages précédents, il semble que les auteurs ont, à chaque fois,  pu être appréhendés.
Ce jeudi, ils ont à nouveau fait chou blanc mais, faut-il le rappeler, grâce au sang-froid de l’employée de la banque.

Guy Dewier

29 avril 2008

Progès : La ville a agi en bon père de famille

Le dernier administrateur de Progès et coordinateur, à l’époque, du projet Urban estime que la ville a bien fait de bloquer les subsides européens destinés à Progès. C’est d’ailleurs sur base de son rapport que La ville a agi, estimant qu’il y avait confusion des genres entre l’ASBL et les autres asbl qu’elle était censée coordonner.

On a évoqué l’affaire Progès lors du dernier conseil communal de La Louvière. Cette ASBL était une agence conseil en économie sociale. Elle bénéficiait de subsides européens qui transitaient par la Région Wallonne et la ville de La Louvière au travers d’une convention. Des subsides qui s’inscrivaient dans le projet européen Urban, sensé, notamment, développer des initiatives locales porteuses d’emploi dans le quartier de Bois-du-Luc.  En bloquant les subsides, sur base du rapport de Leon Bosman, la ville de La Louvière a mis l’ASBL en situation de liquidation mais cette décision avait surtout pour but de protéger la ville des erreurs de gestions et de dettes futures.

Il faut dire que les subsides européens mettent du temps à parvenir aux organisations et qu’il est de coutume de procéder à des ouvertures de crédit. Mais dans le cas de Progès, la ville estimait qu’elle courait un risque en couvrant les emprunts faits auprès de la Lloyd.
On connaît la suite. La banque a intenté une action contre la ville, la région wallonne et les administrateurs et, dernièrement, un accord serait intervenu entre la ville et l’organisme bancaire portant sur une transaction d’un montant de 312.000 €, soit la moitié de l’argent réclamé.

Aujourd’hui, la transaction proposée par la Lloyd, partie civile contre la ville, suscite la colère de l’opposition (Ecolo-Cdh) mais le coordinateur de l’opération Urban, Leon Bosman estime, lui, que la ville a agi en bon père de famille.
Plusieurs fois, les administrateurs ont tiré la sonnette d’alarme, certains ont démissionné afin de ne pas cautionner ce que Leon Bosman appelle une confusion des genres par pudeur mais qui pourrait s’appeler une confusion d’intérêt.
  Après le retrait de la majorité des administrateurs, ce dernier a demandé au tribunal de commerce de Mons la mise en liquidation. On connaît la suite.

Guy Dewier

Quartier Boch

La Louvière 

Le conseil communal de La Louvière a voté l’appel à partenariat pour le périmètre de rénovation urbaine de Boch-Keramis.
C’est une étape capitale dans ce dossier qui devrait voir fleurir un nouveau quartier dans la cité des loups. Plus de mille personnes devraient pouvoir y trouver un logement mais aussi des commerces et des loisirs.

C’est véritablement un nouveau quartier qui va naître à La Louvière. Même s’il faudra encore quelques années avant d’inaugurer l’ensemble, on sait maintenant vers quoi on se dirige en matière de revitalisation urbaine.
La ville  et la faïencerie Boch ont la maîtrise foncière de l’ensemble des 16 hectares qui s’étendent de la gare jusqu’à la place communale, la spaque a programmé la dépollution et le cahier des charges pour l’appel à partenariat a été approuvé.

Silvana Russo, la directrice du cadre de vie pour la ville de La Louvière , a planché pendant de nombreux mois. Elle faisait partie également de la délégation louviéroise au Mapic et confirme que plusieurs sociétés attendent de connaître le cahier des charges pour faire une offre.

Le nouveau quartier accueillera donc plus de mille habitants dans des logements de divers types, ce qui génèrera un flux supplémentaire de circulation mais le promoteur aura l’obligation de tenir compte des autres quartiers, des places rénovées et d’un futur plan de circulation qui intègrera le contournement ouest de la ville.
Un cahier des charges motivé par un souci du développement durable tant sur la gestion de l’eau que sur celle de l’énergie avec une norme d’isolation à K45 pour les infrastructures.

Guy Dewier